Thèse soutenue

Les enjeux de la traduction dans une Europe plurilingue

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Auteur / Autrice : David Ar Rouz
Direction : Jean Peeters
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance en 2012
Etablissement(s) : Lorient
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes)
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université européenne de Bretagne (2007-2016)

Résumé

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Si l’Europe a moins de langues que d’autres continents, elle n’en demeure pas moins plurilingue à toutes les échelles. L’Union européenne possède même les plus grands services linguistiques du monde qui travaillent aujourd’hui en 23 langues officielles. À l’échelle des États, on observe également une activité de traduction prise en charge par les institutions. L’Espagne en est une illustration intéressante parce qu’elle comprend six régions où quatre autres langues que la langue nationale sont également officielles : le basque, le catalan, le galicien et l’aranais. Outre les relations internationales et les migrations, l’État espagnol doit donc gérer ce plurilinguisme autochtone. Dans les régions en question, il existe aussi des unités de traduction institutionnelles qui peuvent être comparées à celle de la Bretagne. Le Conseil régional y a en effet défini récemment une politique linguistique pour le breton et le gallo. Ces unités institutionnelles de traduction et d’interprétation constituent un terrain privilégié pour étudier l’activité. Le système est régulièrement critiqué pour son coût. Mais quels sont précisément ces coûts ? Et qu’est-ce qui les justifie ? Qu’apporte le service aux institutions, aux élus et aux citoyens qui mérite d’être ainsi défendu ? C’est ainsi que nous proposons dans cette thèse de déterminer les enjeux de la traduction. Il en ressort qu’on peut distinguer des enjeux économiques, mais aussi sociolinguistiques, glottopolitiques et politiques auxquels la traduction apporte une contribution très importante.