Éducation et transmission familiale de l'identité culturelle à La Réunion : entre refus et appropriation
| Auteur / Autrice : | Alexandrine Dijoux |
| Direction : | René Squarzoni |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'éducation |
| Date : | Soutenance le 27/09/2012 |
| Etablissement(s) : | La Réunion |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Saint-Denis, La Réunion ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre interdisciplinaire de recherche sur la construction identitaire |
| Jury : | Président / Présidente : Michel Latchoumanin |
| Examinateurs / Examinatrices : René Squarzoni, Michel Latchoumanin, Gil Dany Randriamasitiana, Bernard Cherubini | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gil Dany Randriamasitiana, Bernard Cherubini |
Mots clés
Résumé
Situées dans le contexte pluriculturel et interculturel de l'île de La Réunion, l'éducation et la transmission familiale de l'identité culturelle réunionnaise sont complexes et menacées. Le « refus » ou l'« appropriation » s'illustrent par de multiples facteurs. Le « refus » est généralement motivé par la pression moderniste et assimilatrice républicaine et mondiale représentant un tremplin vers la promotion sociale ; ce qui entraine l’abandon de valeurs considérées comme anciennes, et les plus souvent dévalorisées. La motivation du refus se réalise de même par des influences des origines ethniques de cette communauté créole réunionnaise, à plus ou moins faible capital symbolique, et peu sensibilisée à ses « racines », c'est-à-dire à une « cohérence symbolique ». L'« appropriation » de l'identité culturelle réunionnaise se trouve, quant à elle, motivée parfois par un certain militantisme des tendances socio-politico-économiques exclusivement centrées sur La Réunion, mais aussi la prise de conscience de la richesse culturelle réunionnaise, soit naturellement, soit face aux pertes dues à la mondialisation, soit après l'expérience du manque ou encore pour sentir son appartenance à un groupe, etc. Ces deux courants se dessinent en fonction des choix d'éducation et de transmission, inscrites au sein des familles. Une troisième voie, entre « refus » et « appropriation » semble s'imposer peu à peu : une voie vers un « tissage d'un nouveau métissage » ; un travail sur une appropriation consciente et intentionnelle d'une nouvelle fibre culturelle et identitaire, où seraient conciliées la richesse de l'identité culturelle créole réunionnaise et celle de l'identité française, du modernisme et de la mondialisation.