Les humanistes italiens face à la nouvelle : traduction, réécriture, création
| Auteur / Autrice : | Pauline Pionchon |
| Direction : | Johannes Bartuschat |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes italiennes |
| Date : | Soutenance le 03/12/2012 |
| Etablissement(s) : | Grenoble |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble, Isère, France ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Groupe d'études et de recherches sur la culture italienne (Grenoble ; 1991-2015) |
| Jury : | Président / Présidente : Emanuele Cutinelli-Rendina |
| Examinateurs / Examinatrices : Corinne Lucas-Fiorato, Serge Stolf | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Emanuele Cutinelli-Rendina, Roberto Leporatti |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'attrait exercé par le Décaméron sur quelques grandes figures de l'humanisme (telles qu'Antonio Loschi, Leonardo Bruni, Enea Silvio Piccolomini, Leon Battista Alberti, ou Bartolomeo Facio) et quelques représentants de second plan (par exemple Filippo Beroaldo, Benedetto Colucci, ou encore Francesco Tedaldi) a donné naissance au XVè siècle à un véritable corpus de récits originaux et de traductions latines de nouvelles isolées de Boccace, qui témoigne d'une fertilisation réciproque des cultures vernaculaire et humaniste. Dans le contexte du XVè siècle, marqué en ce qui concerne la littérature en langue vulgaire par l'ancrage de la nouvelle dans sa tradition populaire, le corpus humaniste se distingue par la volonté des auteurs d'élever le genre. Sur le plan stylistique, la prose latine, riche de réminiscences antiques, est appelée à rehausser l'écriture, tandis que sur le plan des contenus et des finalités, l'accentuation de la dimension historique et éducative des nouvelles doit ennoblir le genre.