Thèse soutenue

Microencapsulation de cellules hépatiques pour des études de virologie

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Auteur / Autrice : Nhu Mai Tran
Direction : Cécile LegallaisMurielle Dufresne
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Bio-ingénierie, biomécanique, biomatériaux
Date : Soutenance en 2012
Etablissement(s) : Compiègne

Résumé

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La culture de cellules hépatiques en trois dimensions (3D), ainsi que l’ingénierie tissulaire, trouvent à l’heure actuelle de nouvelles applications en bioingénierie, et notamment en virologie pour l’étude de l’hépatite C. En effet, la mise en place de nouvelles stratégies antivirales nécessite la maîtrise de la culture du virus de l’hépatite C (VHC) dans des conditions mimant la physiologie de l’infection naturelle. L’accès à de nouveaux modèles de culture cellulaire permissifs au VHC représenterait donc une innovation importante pour les études sur le VHC et la production massive du virus. Les travaux de ce doctorat s’inscrivent dans cette optique et portent sur la mise au point d’un modèle de culture 3D de cellules hépatiques humaines. Celui-ci repose sur la microencapsulation d’une lignée de cellules hépatiques (Huh-7) permissives au VHC au sein de billes poreuses d’alginate-calcium. Notre démarche expérimentale repose sur la caractérisation physique et biologique de ce modèle, en modulant la composition du biomatériau (modification de la viscosité, de la concentration de l’alginate-sodium ou greffage de polyéthylène glycol (PEG)). Les résultats de ces travaux ont permis de déterminer une condition d’encapsulation qui allie une porosité de la matrice d’alginate compatible avec l’infection virale à un comportement cellulaire adéquat du fait de l’organisation tridimensionnelle des cellules et l’expression de récepteurs membranaires au VHC. Ce modèle de culture cellulaire a ensuite été soumis à différents tests d’infection par le VHC et d’autres types de virus hépatotropiques. A l’encontre des hypothèses ayant permis de définir les conditions d’encapsulation optimales, nous montrons que les cellules hépatiques encapsulées ne sont pas infectées ou ne produisent pas de particules virales, quels que soient le type de virus et les conditions d’infection utilisés. Ces résultats inattendus ouvrent des perspectives novatrices dans le cadre de la transplantation de cellules encapsulées.