Thèse soutenue

La polysémie des verbes à constructions locatives en français contemporain : le cas des verbes à construction transitive directe locative

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Auteur / Autrice : Morgane Sénéchal
Direction : Jacques François
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage, linguistique et phonétique
Date : Soutenance en 2012
Etablissement(s) : Caen

Résumé

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Trois critères permettent traditionnellement de caractériser un verbe : la structure dans laquelle il apparaît, ses propriétés aspectuelles et le champ lexical auquel il appartient. Or, les verbes du français sont, pour la plupart, polysémiques. Cela implique que leurs propriétés sémantiques et syntaxiques varient en fonction du contexte allant, dans certains cas, jusqu’à provoquer un changement de classe lexicale. De récents travaux ont pu montrer qu’il existait des variations polysémiques régulières. Or, l’identification de ces régularités polysémiques impose l’élaboration préalable d’une classification intégrant les caractéristiques syntaxiques, sémantiques et lexicales des verbes pour un type d’emplois donné, ainsi que les représentations conceptuelles associées à ces emplois. La notion de construction, telle qu’elle est développée dans le cadre théorique des grammaires de construction, permet d’établir une typologie intégrée des verbes et offre un cadre opératoire à la modélisation des régularités polysémiques. Cette recherche porte spécifiquement sur la classe des verbes apparaissant dans une construction transitive directe locative (dans laquelle l’argument en position d’objet direct désigne un lieu). L’objectif est, dans un premier temps, de proposer une typologie des verbes admettant ce type de constructions. Il s’agit ensuite d’étudier les mouvements polysémiques propres à vingt-quatre de ces verbes afin de faire émerger des alternances récurrentes et de démontrer ainsi l’existence de régularités polysémiques dans la langue