Thèse soutenue

Analyse comparative de la fécondité des adolescentes en Afrique subsaharienne

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Auteur / Autrice : Ndèye Binta Dieme
Direction : Christophe Bergouignan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Démographie
Date : Soutenance le 12/06/2012
Etablissement(s) : Bordeaux 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Entreprise, économie, société (Pessac, Gironde ; 1991-....)
Jury : Président / Présidente : Chantal Blayo
Examinateurs / Examinatrices : Cheikh Tidiane Ndiaye
Rapporteurs / Rapporteuses : Michèle Dion, Maryse Gaimard

Résumé

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Le plus souvent, les études sur les adolescents en Afrique Subsaharienne ne portent que sur quelques pays et ne permettent pas toujours de généraliser les conclusions à l’ensemble de la zone subsaharienne. D’ailleurs, ce travail , qui couvre 24 pays de cette zone, n’a pas non plus permis d’établir des profils de fécondité adolescente basés sur la situation géographique des pays. En effet, l’hétérogénéité des pays en matière de fécondité précoce a été mise en évidence. Hétérogénéité qui, en fait, le reflet de pratiques et de traditions différentes entre les pays en matière de nuptialité. La maternité survenant essentiellement dans le cadre d’une union, le mariage précoce constitue le principal facteur de la fécondité précoce. Les pays ayant le calendrier nuptial le plus tardif ont aussi une très faible fécondité adolescente. Toutefois, le recul du mariage précoce dans tous les pays ne s’est pas accompagné d’une baisse aussi importante de la fécondité précoce soit du fait d’une arrivée plus rapide des premières naissances après le mariage, soit en raison d’une croissance des naissances hors mariage, signe de mutations sociales importantes dans les sociétés africaines. La croissance de l’urbanisation et de la scolarisation contribue à retarder l’entrée en union alors que l’âge au premier rapport sexuel évolue plus faiblement. En conséquence une sexualité de plus en plus prémaritale se développe au fil des générations.