Thèse soutenue

Les réseaux de transports tchécoslovaques dans l'entre-deux-guerres : une approche historique multimodale

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Jan Oliva
Direction : Christophe BouneauIvan Jakubec
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire moderne et contemporaine
Date : Soutenance le 22/11/2012
Etablissement(s) : Bordeaux 3 en cotutelle avec Univerzita Karlova (Prague)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'études des mondes moderne et contemporain (Pessac, Gironde)
Jury : Président / Présidente : Alexandre Fernandez
Examinateurs / Examinatrices : Christophe Bouneau, Ivan Jakubec, Marcela Efmertová, Bruno Marnot, Michèle Merger
Rapporteurs / Rapporteuses : Marcela Efmertová, Bruno Marnot
DOI : 10.70675/b75ff1eaz3c23z43d5zb163z8cc1d918847a

Résumé

FR  |  
EN

Entrés dans l’Union européenne en 2004, la République tchèque et la République slovaque restent encore aujourd’hui à cause ou plutôt grâce à leur présence relativement discrète sur la scène internationale mal connus de leurs voisins les plus proches. Cela est aussi dû au déficit d’information lié d’une part à leur jeune histoire et, d’autre part, à la longue période d’isolement suite à la Guerre froide qui avait laissé apparaître et s’enraciner de part et d’autre du « Mur » des images fausses sur la culture et l’identité des peuples.Cette thèse de doctorat est consacrée à la Première République tchécoslovaque (1918-1938), une époque où les peuples tchèque et slovaque expérimentaient ensemble leurs premiers pas sur la scène internationale en tant qu’État indépendant. Elle se place dans la perspective de l’histoire économique contemporaine et s’attache à analyser plus spécialement la mise en place de réseaux de transport qui constituaient l’armature de la nouvelle économie. Leur rôle était éminent dans la mesure où la survie économique de la nouvelle entité politique, bâtie sur les décombres de l’empire austro-hongrois, en dépendait. Aussi, le pays s’était-il lancé dans de vastes programmes d’investissement dans les infrastructures de transport tout en mettant en place des compagnies publiques ou semi-publiques au service de la république. La période étudiée est relativement courte et homogène, avec une vie politique et une activité économique intenses. Ce fut une période de transition. De ce fait, elle présente un intérêt particulier pour l’historien qui examine les spécificités de la politique des transports et les différents concepts et solutions expérimentés (le monopole de transport public, la gestion « commerciale » des entreprises publiques…), adoptés ou rejetés.La thèse tente d’apporter au public francophone quelques éléments de compréhension de cette partie de l’Europe difficile à cerner par l’historiographie occidentale du fait de ses contours géopolitiques qui avaient connu plusieurs modifications majeures au cours du 20e siècle et de la barrière linguistique. Son auteur étant polyglotte, il était possible de mettre à contribution des sources originales et bibliographiques en langues tchèque, slovaque et allemande tout en assurant une rédaction en français conforme aux standards attendus par une thèse de doctorat soutenue en France.