Thèse soutenue

Etre amateur d'art contemporain : recherche exploratoire sur ce qui fait être amateur d'art contemporain

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Auteur / Autrice : Maud Cappatti
Direction : Jean DavallonRaymond Montpetit
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'information et de la communication
Date : Soutenance le 20/12/2012
Etablissement(s) : Avignon en cotutelle avec Université du Québec à Montréal
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon)
Jury : Président / Présidente : Serge Chaumier
Examinateurs / Examinatrices : Cécile Tardy, Yves Bergeron
Rapporteurs / Rapporteuses : Serge Chaumier, Laurier Turgeon

Résumé

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Cette recherche repose sur l’interrogation suivante : qu’est-ce qui fait être amateur d’art contemporain ? Les amateurs d’art contemporain constituent un public envers lequel les études, même si elles sont porteuses d’indications utiles, sont peu nombreuses. On constate que la plupart des études présentent un profil qui rend compte du caractère solitaire, assidu, souvent diplômé du visiteur amateur d’art contemporain et de son comportement peu interactif. Nous savons ainsi très peu de choses sur ce rapport qui pourtant est souvent à la source de débat important sur l’art contemporain et notamment sur la question de l’accessibilité. Partant de la définition pragmatique, selon laquelle l’amateur est celui qui entretient un rapport suivi quels qu’en soient les médiums ou les modalités, notre recherche consiste à se démarquer d’une méthode quantitative qui se délimiterait à une pratique, à un type de public et à un seul lieu. Cette recherche repose sur une méthode qualitative dont l’objectif est de reconsidérer l’amateurisme en art à travers l’analyse d’entretiens. La position communicationnelle permet d’analyser ce rapport sous un rapport pluriel à l’objet. L’amateurisme est ainsi étudié, en dépassant d’une part le rapport sujet/objet, décrit et analysé par la philosophie esthétique, mais aussi la relation objet /système sur laquelle reposent de nombreuses études sociologiques, centrées sur le système des mondes de l’art. Dans cette optique nous avons cherché à observer cette pratique en mettant en lumière son caractère construit. En témoigne notamment les activités formelles, mais aussi celles issues des expériences anecdotiques et circonstancielles, liées à des processus d’appréhension qui révèlent la spécificité de cet attachement pour l’objet d’art et d’un goût toujours en exercice