Stéréotype explicite et implicite des personnes porteuses de trisomie 21. Relations entre typicalité du visage, jugement sur l'intelligence et niveau cognitif
| Auteur / Autrice : | Claire Enéa Drapeau |
| Direction : | Michèle Carlier, Pascal Huguet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 20/12/2012 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Cognition, Langage et Éducation (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de psychologie cognitive (Aix-Marseille ; 2012-2024) |
| Jury : | Président / Présidente : Bernadette Céleste |
| Examinateurs / Examinatrices : Michèle Carlier, Pascal Huguet, Bernadette Céleste, Yanick Courbois, Jean-Claude Croizet, Juliette Richetin | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Yanick Courbois, Jean-Claude Croizet | |
| DOI : | 10.70675/25444822zea4dz4982z9500z4792d79006c5 |
Mots clés
Résumé
La trisomie 21 (t21) est l'anomalie génétique la plus fréquente à l'origine d'une déficience intellectuelle. Bien que la recherche concernant le stéréotype social de la t21 soit limitée, les personnes porteuses de t21, et particulièrement les enfants, semblent être associées à des traits de personnalité tels que « affectueux » et « heureux », les caractéristiques positives l'emportant sur les négatives comme « retardé ». Cependant, ce stéréotype positif coexiste avec des attitudes ambivalentes notamment à propos de l'intégration scolaire de ces enfants. L'objectif principal de cette thèse est d'étudier ce stéréotype au niveau implicite ainsi que l'impact des caractéristiques faciales sur le stéréotype au niveau explicite et implicite. Nos résultats confirment d'une part, un stéréotype social positif explicite dans des échantillons d'étudiants, d'adultes non étudiant et de professionnels du handicap intellectuel. Les visages d'enfants présentant plus de traits faciaux associés à la t21 sont associés à un stéréotype moins positif que ceux en présentant moins. D'autre part, nous mettons en évidence un stéréotype négatif au niveau implicite, même chez les professionnels du handicap. Nous étudions l'influence des variables individuelles sexe, familiarité avec la t21 et théories implicites de l'intelligence sur le stéréotype explicite et implicite. Puis, nous montrons une relation négative entre la typicalité des visages et le jugement sur l'intelligence alors que nous n'observons pas de relation significative entre la typicalité des visages et le niveau cognitif. Nous discutons l'implication de ces résultats sur l'étude du stéréotype et sur les personnes stigmatisées.