Thèse soutenue

Eléments de la défiance britannique vis à vis de l'euro et de l'UEM : rôle des facteurs monétaires.

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Auteur / Autrice : Kamel Malik Bensafta
Direction : Gervasio Semedo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Economiques
Date : Soutenance le 27/06/2011
Etablissement(s) : Tours
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours ; 1996-2018)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Groupe d'études et de recherches sur la coopération internationale et européenne (Tours ; 1985-2017)
Jury : Président / Présidente : Patrick Villieu
Examinateurs / Examinatrices : Alain Bousquet, Alexandru Minea, Said Souam
Rapporteurs / Rapporteuses : Claude Mathieu, Gilbert Colletaz

Résumé

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Notre étude a identifié au moins trois éléments de réponse dans la décision britannique de non-adhésion à la zone euro. Premièrement, une conviction historique de ne jamais se lier les mains au regard de leur expérience du SME des années 90. Deuxièmement, une conviction philosophique que l'union européenne n'est pas la seule entité praticable de l'Europe. Elle témoigne d'une opinion politique et publique britannique hostile à la construction européenne. Troisièmement, plusieurs raisons économiques justifient ce refus : en premier lieu, la non-visibilité de la zone euro actuelle à cause des hétérogénéités structurelles persistantes. En second lieu, la convergence économique entre le Royaume-Uni et la zone euro est jugée insuffisante au regard de l'analyse du cycle britannique et sa comparaison avec le cycle allemand et le cycle français. En troisième lieu, la politique monétaire commune ne répond pas aux préoccupations des britanniques en matière de stabilité du produit et de lutte contre le chômage. Enfin, la BCE est trop indépendante, trop rigide et pas assez britannique.