Impact des pressions sociales et écologiques sur les processus décisionnels lors des déplacements collectifs chez deux espèces de primates (Eulemur fulvus et Macaca fuscata)
| Auteur / Autrice : | Armand Thomas Jacobs |
| Direction : | Odile Petit, Kunio Watanabe |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physiologie et biologie des organismes, populations, interactions |
| Date : | Soutenance en 2011 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
Mots clés
Résumé
La vie en groupe repose sur des compromis entre les besoins et motivations propres à l’individu et ceux des autres membres de son groupe. Ainsi, des individus dont les besoins peuvent être différents doivent synchroniser leur activité avec celles des autres individus du groupe et se déplacer collectivement pour que la cohésion soit préservée. L’étude des déplacements collectifs constitue l’une des meilleures façons d’aborder les processus décisionnels dans les sociétés animales. Les recherches dans ce domaine ont permis d’identifier des différences entre certains individus ou classes d’individus ayant un rôle plus important que d’autres dans les prises de décision. Depuis lors, deux courants s’affrontent sur les causes de ce rôle prépondérant de certains individus. Le premier voit dans ces différences une origine écologique tandis que le second y voit une conséquence des pressions sociales. Afin de tester ces hypothèses, j’ai étudié deux espèces de primates : le lémur brun (Eulemur fulvus) dans un environnement contrôlé, une espèce qui présente un système social différent des autres lémuriformes étudiés jusqu’alors; et le macaque japonais (Macaca fuscata) en milieu naturel, une espèce qui présente un style social de type intolérant. Les résultats obtenus au cours de cette thèse montrent que les facteurs sociaux ont un impact important sur les processus décisionnels et ce, même en milieu naturel. Les facteurs écologiques quant à eux n’influencent pas directement les processus décisionnels chez le macaque japonais mais semblent entraîner des changements dans la structure spatiale du groupe qui peuvent se répercuter sur les déplacements collectifs via les facteurs sociaux.