Thèse soutenue

Analyse du processus de socialisation politique des jeunes au Burundi

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Auteur / Autrice : Nicolas Hajayandi
Direction : Christian ThibonJérôme Lafargue
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Science politique
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Pau

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le processus de socialisation est inhérent à toute vie sociale organisée et indissociable du contexte social dans lequel il se déploie. Son déroulement porte non seulement les caractéristiques de la société à laquelle on appartient mais aussi reste influencé par les orientations et parfois même les stratégies des acteurs qui y interviennent. Cette thèse a pour objectif de montrer la place du contexte sociopolitique burundais dans le processus de socialisation politique et dans la construction d’un imaginaire politique qui s’est révélé plus ou moins mobilisateur pour les jeunes. Elle entend aussi remonter le processus d’acquisition des attitudes, opinions et comportements politiques chez les jeunes à travers les divers agents et cadres de socialisation. Si les grandes périodes de l’histoire du Burundi ont été toutes significatives pour la formation politique et idéologique des jeunes, les années 1990, qui ouvrent une ère nouvelle pour bon nombre de pays africains avec le contexte de démocratisation, constituent un tournant décisif pour ce processus de socialisation politique. C’est cette longue évolution qui a structuré le processus de socialisation politique des jeunes par la formation des attitudes politiques et l’adoption de certains types de comportements parfois teintés de militantisme affilié. Cette analyse a été conduite à travers une approche interactive et constructive qui fait la part belle au rôle des jeunes dans le processus de leur socialisation et dans leurs stratégies d’adaptation à la dynamique sociopolitique burundaise. Cette dynamique dans laquelle le dialogue entre la tradition et la modernité s’engage sur fonds de propos réciproquement accusateurs aide à tenir compte de la perte d’influence de la tradition au profit d’une modernité qui reste toujours à apprivoiser. Elle fait apparaître des acteurs multiples au travers des initiatives diverses et parfois concurrentes sous prétexte de voler au secours de la socialisation qui, sous certains aspects, est pensée en terme de crise.