Thèse soutenue

« Dans le bouillonnement de la création » : Le monde mis en scène par Curzio Malaparte (1898-1957)

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Auteur / Autrice : Aurélie Manzano
Direction : François Livi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature et culture italiennes
Date : Soutenance le 02/12/2011
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Civilisations, cultures, littératures et sociétés (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Équipe Littérature et culture italiennes (Paris ; 1990-....)
Jury : Président / Présidente : Adele Dei
Examinateurs / Examinatrices : Gérard Genot, Francesco Perfetti, Winfried Wehle, Walter Zidarič
DOI : 10.70675/ad8a31e8z3261z4ec1z9821z65ef3db69e96

Résumé

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Journaliste, essayiste, prosateur, poète, romancier mais aussi à ses heures réalisateur, photographe ou architecte, Curzio Malaparte (1898-1957) reste, malgré un succès public durable qui dépasse largement les frontières italiennes, un oublié de l’histoire littéraire du XXe siècle. S’il suscite actuellement un regain d’intérêt c’est surtout dans la mesure où sa participation aux deux guerres mondiales ainsi que sa trajectoire du fascisme au communisme et au catholicisme en font le miroir des contradictions de son temps. Or, est-ce bien là son principal mérite ? La présente étude propose un parcours à la fois chronologique et thématique dans l’œuvre malapartienne en s’appuyant sur l’analyse du rapport entre l’univers et la page écrite. La curiosité insatiable que l’écrivain projette sur le monde qui l’entoure dégénère, au contact de l’événement-guerre, en plongée macabre dans les atrocités de l’histoire. Les pages cruelles et hallucinées de Kaputt (1944) ou de La pelle (1949) marquent l’apogée d’une écriture qui voudrait rendre compte de la réalité tout en refusant de s’en satisfaire. Face au visage décevant de l’histoire, Malaparte échafaude un rêve de « recommencement » à la fois individuel (grâce au « mythe de l’auto-engendrement ») et collectif (dans une perspective eschatologique), mais ne renonce jamais définitivement à poursuivre dans le monde cette quête désespérée de sens qui nous le rend si proche.