Thèse soutenue

L’indicible. Heidegger, Lévinas, Wittgenstein

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Auteur / Autrice : Guillermo Adrian Tirelli Soriente
Direction : Jean-Luc Marion
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de la philosophie
Date : Soutenance le 08/10/2011
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Métaphysique : histoires, transformations, actualité (Paris ; 2002-....)
Jury : Président / Présidente : Christiane Chauviré
Examinateurs / Examinatrices : Éliane Escoubas
DOI : 10.70675/da05b6fdz6990z45cdza6adzf2967a750c17

Mots clés

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Résumé

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W. von Humboldt introduit une pensée romantique du langage, s’éloignant ainsi des interprétations nées chez les philosophes grecs. La langue est considérée digne d’une étude philosophique sérieuse.Plus tard, les courants contemporains du langage élaborent de nouveaux rapports entre langue et réalité. La tradition herméneutique et, principalement, le tournant linguistique donnent une clé de compréhension des philosophes du vingtième siècle. En outre, la lecture constructiviste de Derrida est aussi considérée mais ses atouts sont finalement contestés en estimant l’argumentation de Marion.Dans ce cadre, les philosophies de Heidegger, Lévinas et Wittgenstein sont abordées, d’abord dans une étude du rapport entre langue et être et ensuite dans des problématiques discrètes qui illuminent le sujet.Au fil du texte, la question sur l’indicible et sur les limites du langage est toujours présente et guide le récit.Les analyses faites sur des œuvres principales des trois philosophes ainsi que des critiques faites à ce propos signalent tant le rejet de l’héritage métaphysique traditionnel et de sa conception du langage que des nouvelles façons de considérer le rôle du langage dans la philosophie contemporaine. Pour chaque philosophe, en dépit des différences, la langue devient centrale et sa source se trouve en elle-même.Ces analyses mènent à l’affirmation qu’il n y a pas de place pour un indicible proprement dit dans leurs pensées. Au contraire, le tournant vers le langage a pris le chemin vers une dicibilité totale.