Thèse soutenue

Dramaturgies du Sublime entre théâtre et opéra (1890 – 1939) : présence et métamorphose d’un concept dans l’écriture théâtrale de Romain Rolland, Richard Beer-Hofmann, William Butler Yeats et Hugo von Hofmannsthal

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Auteur / Autrice : Fedora Wesseler
Direction : Jean-Yves Masson
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature comparée
Date : Soutenance le 25/11/2011
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de recherche en littérature comparée (Paris)
Jury : Président / Présidente : Pierre Brunel
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Yves Masson, Florence Fix, Guy Ducrey

Résumé

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Au début du XXe siècle, la scène européenne est marquée par une recherche de nouvelles formes d’expression théâtrale, qui coïncide avec un refus du matérialisme. Le Sublime comme conscience de la dignité humaine, tel qu’il fut défini par Schiller, prend de l’importance : rempart face au changement perpétuel qui caractérise la condition humaine, le Sublime devient solidaire d’une conscience de l’Histoire et confère à l’homme une part infime d’éternité. Les efforts de W. B. Yeats pour fonder une communauté irlandaise à l’Abbey Theatre, de Max Reinhardt et de Hugo v. Hofmannsthal pour donner naissance au Festival de Salzbourg, mais aussi le projet de Romain Rolland d’un « Théâtre du Peuple », ou encore le théâtre de Richard Beer-Hofmann qui vise à réunir les individus par la mémoire d’un passé commun, manifestent la mission attribuée au théâtre. Les quatre auteurs donnent une réponse aux forces destructrices de leur temps en créant un théâtre de la dignité humaine où l’héroïsme sublime subit une métamorphose grâce à une nouvelle valeur : la compassion. L’imagination qui la rend possible devient essentielle à la dramaturgie du Sublime. Étudié en tant que principe philosophique et dramaturgique, le Sublime révèle alors sa filiation avec l’opéra et le mélodrame. Leurs interférences, déjà présentes chez Schiller, témoignent de la volonté d’élever les spectateurs au-dessus du quotidien grâce à une dramaturgie visionnaire fondée sur l’aspiration à une réalité supérieur.