Thèse soutenue

Salomé dans la France musicale au début du XXe siècle. Approche comparative de La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt et de Salomé d’Antoine Mariotte

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Auteur / Autrice : Déborah Bonin-Livet
Direction : Danièle Pistone
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Musicologie
Date : Soutenance le 29/01/2011
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Observatoire musical français (Paris ; 1989-2014)
Jury : Président / Présidente : Isabelle Moindrot
Examinateurs / Examinatrices : Danièle Pistone, Cécile Auzolle, Édith Lecourt

Résumé

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L’histoire biblique de Salomé est un vaste sujet qui passionne artistes et écrivains depuis longtemps. En musique, il semble toutefois plus présent au début du XXe siècle. L’œuvre testamentaire sur le sujet demeure encore aujourd’hui l’opéra de Richard Strauss, créé à Dresde en 1905. Pourtant, maints compositeurs vont également traiter la légende qui met en cause Salomé à la même époque, dont notamment Florent Schmitt, avec son ballet La Tragédie de Salomé et Antoine Mariotte qui s’inspirera, tout comme Strauss, de la pièce théâtrale éponyme d’Oscar Wilde pour écrire son opéra.Considérant la date de création de l’œuvre de Mariotte (1908) et l’existence du ballet de Schmitt composé en 1907, notre objectif est de comprendre pourquoi ces deux compositeurs se sont intéressés quasi simultanément en France à ce même sujet. Pour cela, nous nous concentrerons sur les rapports d’ordres historique, social, esthétique et musical qui uniront Salomé au symbolisme, avant d’orienter notre travail vers d’autres tendances de cette époque, comme l’orientalisme voire l’aspect psychanalytique du sujet, ainsi que vers l’étude des créations et des grandes représentations de l’œuvre.À travers cette approche comparative de La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt et de la Salomé d’Antoine Mariotte, suivant leur conception, leur organisation et leur réception, nous pourrons conclure, outre la fascination, à la puissante représentativité de ce sujet dans la France musicale du début du XXe siècle.