Cytotoxicité de nanoparticules polymériques, vecteurs de médicaments
| Auteur / Autrice : | Housam Eidi |
| Direction : | Bertrand Rihn, Olivier Joubert |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la Vie et de la Santé |
| Date : | Soutenance le 15/12/2011 |
| Etablissement(s) : | Nancy 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale BioSE - Biologie, Santé, Environnement |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Cibles Thérapeutiques, formulations et expertises pré-clinique - EA 3452 |
| Jury : | Président / Présidente : Edmond Ekué Creppy |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Edmond Ekué Creppy, Françoise Pons |
Mots clés
Résumé
L'utilisation de nanoparticules (NPs) comme vecteur de médicaments est actuellement en plein développement de vectoriser des principes actifs dans l'organisme pour en diminuer les effets secondaires. Cependant peu d'études portent sur l'activité biologique de ces NPs et plus particulièrement sur leur toxicité intrinsèque. Récemment, une formulation orale d'Héparine de Bas Poids Moléculaire à base de NPs composées d'un mélange de deux polymères, polycaprolactone et Eudragit® RS, a été développée au sein de l'EA3452. Nous avons entrepris d'étudier la cytotoxicité de ces NPs vides ainsi que celles chargées avec le médicament par deux méthodes d'encapsulation : la nanopréciptation et la double émulsion. La toxicité observée des NP vides a été étudiée. Elles sont toxiques pour la lignée de macrophages de rat NR8383 d'une manière dose- et temps-dépendante. La microscopie électronique a montré que les NPs pénétraient dans la cellule, de façon unitaire, par endocytose et gagnent les mitochondries déclenchant un phénomène de mitophagie alors qu'aucune image évoquant une apoptose n'a été observée. Ceci est confirmé par l'étude des voies métaboliques par « microchip arrays » et RT-PCR quantitative. Les voies métaboliques conduisant à l'autophagie sont activées (en particulier le gène atg1611) sans que l'apoptose soit mise en jeu. La désorganisation des structures mitochondriales est associée à une répression de l'expression du gène opa1. Ces résultats obtenus doivent être confirmé sur des macrophages humains. Cependant ils tendent à montrer que les NPs seules ont des effets biologiques qui doivent être pris en compte avant toute utilisation chez l'homme