Corps : Présences et Pensées du Corps dans les ''Cahiers'' et les oeuvres de Paul Valéry
| Auteur / Autrice : | Émilie Roger |
| Direction : | Serge Bourjea |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature francaise |
| Date : | Soutenance le 14/12/2011 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Centre d'études médiévales de montpellier |
| Jury : | Président / Présidente : Angela Biancofiore |
| Examinateurs / Examinatrices : Serge Bourjea, Angela Biancofiore, Anna Lo Giudice, Jürgen Schmidt-Radefeldt | |
| DOI : | 10.70675/df2919f7z484cz4549za8eez685d83919b12 |
Mots clés
Résumé
Comprendre l'Esprit achoppe au Corps : la réflexion sur l'humain menée par Paul Valéry, au delà de la méthode analytique rigoureuse qu'il s'est imposé, ne peut être amputée d'une pensée de la corporalité. Précisément, de la confrontation de la pureté de l'Esprit et de la finitude du corps ancré dans la contingence du Monde jaillit une écriture de la souffrance et du manque affleurant à l'extrême de l'être, entre les limites floues d'un dedans et d'un dehors. Notre recherche tend à cerner les différentes structures scripturales du corps dans l'oeuvre de Valéry afin de révéler une « tache obscure » (ou Quatrième Corps) dans l'écart qui résiste à la transcription mais contient la clef de l'indicible. Les représentations valéryennes du corps, riches et complexes, se partagent entre une pensée organisant le corps en quatre pôles de perception (Mon-Corps, Corps de l'apparence, Corps-Machine, et Quatrième Corps) et une poétique texturisant une chair plurielle, brutalisée ou réifiée, dont les images se moulent sur une psyché prisonnière. En étudiant le mouvement entre pas et danse, le concept de la ritournelle s'impose, sur un schéma identique aux jeux d'écritures valéryens, pour comprendre les (dé)territorialisations multiples d'un corps vers le monde et vers sa profondeur. Valéry tente une cartographie ou « topologie » du corps réel et imaginaire en se référant à des outils biologiques, mathématiques (Riemann) et mythologiques (ouroboros) propices à incarner le passage de l'esprit au corps et surtout de l'ineffable zone corporelle. Enfin, l'approche phénoménologique de Husserl apporte un ultime éclairage sur les modalités d'inscription de la chair dans ses rapports intimes à autrui.