Thèse soutenue

Les données de routine des séjours d’hospitalisation pour évaluer la sécurité des patients : études de la qualité des données et perspectives de validation d’indicateurs de la sécurité des patients

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Auteur / Autrice : Jean-Marie Januel
Direction : Cyrille ColinBernard Burnand
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du Vivants Épidémiologie et Santé Publique
Date : Soutenance le 22/12/2011
Etablissement(s) : Lyon 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Science, Santé, Individu. SIS
Jury : Président / Présidente : Anne-Marie Schott-Pethelaz
Examinateurs / Examinatrices : Pierre Lombrail, Philippe Vanhems
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Jetté, Niek Klazinga, Patrick S. Romano

Résumé

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Évaluer la sécurité des patients hospitalisés constitue un enjeu majeur de la gestion des risques pour les services de santé. Le développement d’indicateurs destinés à mesurer les événements indésirables liés aux soins (EIS) est une étape cruciale dont le défi principal repose sur la performance des données utilisées. Le développement d’indicateurs de la sécurité des patients – les Patient Safety Indicators (PSIs) – par l’Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) aux Etats Unis, utilisant des codes de la 9ème révision (cliniquement modifiée) de la Classification Internationale des Maladies (CIM) présente des perspectives intéressantes. Nos travaux ont abordé cinq questions fondamentales liées au développement de ces indicateurs : la définition du cadre nosologique, la faisabilité de calcul des algorithmes et leur validité, la qualité des données pour coder les diagnostics médicaux à partir de la CIM et leur performance pour comparer plusieurs pays, et la possibilité d’établir une valeur de référence pour comparer ces indicateurs. Certaines questions demeurent cependant et nous proposons des pistes de recherche pour améliorer les PSIs : une meilleure définition des algorithmes et l’utilisation d’autres sources de données pour les valider (i.e., données de registre), ainsi que l’utilisation de modèles d’ajustement utilisant l’index de Charlson, le nombre moyen de diagnostics codés et une variable de la valeur prédictive positive, afin de contrôler les variations du case-mix et les différences de qualité du codage entre hôpitaux et pays.