Thèse soutenue

Régulation des la voie mTOR par la phospholipase D dans le muscle squelettique : implication dans le contrôle de la différenciation myogénique et de la taille des myocytes

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Auteur / Autrice : Rami Jaafar
Direction : Georges Nemoz
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biochimie
Date : Soutenance le 03/02/2011
Etablissement(s) : Lyon, INSA
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : RMND - Régulations métaboliques, Nutrition et Diabètes (2007-2010 ; LYON, INSA)
Jury : Président / Présidente : Hubert Vidal
Examinateurs / Examinatrices : Georges Nemoz, Hubert Vidal, Gérard Cabello, Patrice Codogno, Damien Freyssenet, Yann-Gaël Gangloff, Fabio Naro
Rapporteurs / Rapporteuses : Gérard Cabello, Patrice Codogno, Damien Freyssenet

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La phospholipase D (PLD) hydrolyse la phosphatidylcholine des membranes cellulaires, libérant le messager acide phosphatidique. La capacité de la PLD à influer sur la voie de signalisation de mTOR, acteur central dans le contrôle du tissu musculaire, nous a incités à étudier son rôle dans ce tissu. Mes travaux de thèse ont pour but d'étudier les mécanismes par lesquels la PLD intervient dans la différenciation myogénique et dans la régulation de la masse musculaire. Dans un premier temps, nous avons montré que le contrôle de la différenciation des myoblastes L6 par la PLD met en jeu l'activation des deux complexes de mTOR (mTORC1 et mTORC2). mTORC2 active la différenciation, probablement via son effecteur PKCalpha, alors que mTORC1 la réprime via son effecteur S6K1, en induisant la phosphorylation de rictor, un composant de mTORC2, et l'inhibition de ce complexe. Nous avons par ailleurs montré que l'extinction de PLD par interférence de I'ARN induit l'atrophie de myotubes L6 en culture, ainsi qu'une baisse de la phosphorylation de S6K1 et 4E-BP1, effecteurs de mTORC1. Inversement, la surexpression de PLD à l'aide de vecteurs adénoviraux induit une hypertrophie des myotubes, associée à une activation de la voie mTORC1, et de Akt, effecteur de mTORC2. De plus, la surexpression de PLD atténue l'atrophie induite par la dexaméthasone. Ces résultats mettent en évidence un rôle hypertrophique et anti-atrophique de la PLD, qui pourrait s'exercer par stimulation de la voie mTOR. Nos résultats suggèrent que la PLD est susceptible de jouer un rôle clé dans le muscle squelettique, en agissant tant au niveau de la régénération du tissu qu'au niveau de la régulation de sa masse.