Thèse soutenue

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Auteur / Autrice : Julien Malaurent
Direction : D. e. Avison
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 06/10/2011
Etablissement(s) : Cergy-Pontoise, Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Économie, Management, Mathématiques, Physique et Sciences Informatiques (Cergy-Pontoise, Val d'Oise)

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse de doctorat explore les stratégies et modes opératoires des acteurs chinois d'une société multinationale française qui ont adapté une ressource globale, à savoir un progiciel de gestion intégré (PGI), de façon singulière et officieuse, dans le but de répondre à des logiques contradictoires, voire rivalisantes, entre les entités chinoises et le siège social français. Pour cela, nous utilisons des données qualitatives composées d'entretiens ouverts et semi-ouverts, d’observations participatives, et d’observations des pratiques et des usages logiciels. Notre recherche s’appuie sur deux études empiriques. A - Une étude de cas longitudinale de quatre ans (2006-2010) analyse l’utilisation du PGI mondial d’une multinationale française déployé dans ses filiales chinoises. B - Un projet de recherche-action d'un an (2010-2011) présente le suivi d’un programme d'actions correctives visant à formaliser ou non ces pratiques. Ces deux études constituent la base empirique des trois papiers de recherche qui structurent notre thèse, respectivement intitulés : . I- “Enterprise systems in use: From global control to local enacted workarounds” . II- “A canonical action research project of ERP in use: From French HQ to the formalization of Chinese workarounds”. III- “A theory-free framework : An alternative born from a difficult journey to put ‘theory’ into an empirical dataset”. L’étude des usages et pratiques des utilisateurs chinois a révélé de nombreux conflits entre les processus institutionnalisés et standardisés, retranscrits dans le PGI mondial de la multinationale, et les besoins locaux des entités chinoises. L’uniformisation des processus à l’échelle mondiale ne s’est donc pas déroulée comme cela était initialement prévu par le siège social français. Face à cette situation, notre thèse examine les logiques et les effets de ce non-alignement.