Physicalisme et qualia : limites de la rationalité scientifique au XXe siècle
| Auteur / Autrice : | Anna Ciaunica |
| Direction : | Alain Boutot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance le 24/09/2011 |
| Etablissement(s) : | Dijon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon ; 2007-2016) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre Georges Chevrier. Savoirs : normes et sensibilités (Dijon ; 2011-2013) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Michel Roy |
| Examinateurs / Examinatrices : Peter Murray Simons | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Michel Bitbol, Filip Buekens |
Mots clés
Résumé
Réduit à sa plus simple expression, ce travail de recherche met face à face deux acteurs s’affrontant dans un duel philosophique : le physicalisme et l’argument de la connaissance de Franck Jackson. La question clé autour de laquelle s’agencera notre discussion ici est (1) Est-il vrai que « Tout est physique » ? Le coeur de la thèse que nous défendons peut être résumé ainsi : (T) Le clivage post-platonicien (tacite) entre les formes objectivées et les formes subjectivées de la pensée, provoque des fossés explicatifs (explicites), qui sont franchis (très souvent) via des sauts conceptuels (mystérieux), intercalés entre les étapes d’une argumentation. Il sera argumenté ici que la distribution actuelle des débats sur l’axe états physiques (objectifs) / états qualitatifs (subjectifs) subit une pression souterraine post-platonicienne. Conséquemment, une bonne partie de l’énergie des penseurs actuels est dépensée à la recherche du « bon saut » ou « crochet » conceptuel permettant d’attacher les rives du mental à celui du physique. Nous soutiendrons que le coeur du problème ne consiste pas à résoudre le différend entre les physicalistes et les avocats des qualia, mais plutôt à trouver la réponse à la question : pourquoi en sommes-nous arrivés là, i.e., à ce clivage sur l’axe phénoménal/physique ?