Thèse soutenue

La Libye au carrefour de l'Afrique et de l'Europe : étude sur les migrations clandestines de la Libye vers l'Europe : analyses, enjeux et perspectives

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Auteur / Autrice : Ateib Mohamed Ali Akilha
Direction : Maxime Dury
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit
Date : Soutenance le 28/10/2011
Etablissement(s) : Dijon
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon ; 2007-2016)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherche et d'étude en droit et science politique (CREDESPO) (Dijon)
Jury : Président / Présidente : Albert Bourgi
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Icard
Rapporteurs / Rapporteuses : Albert Bourgi, Robert Charvin

Résumé

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La Libye est une zone clé sur les chemins de la migration entre Afrique et Europe. Si les Libyens ne constituent pas un peuple de migrants, leur territoire, lui, est un lieu de transit fondamental pour les migrations, notamment clandestines, des Africains de toutes origines vers l’Europe, surtout depuis que le Détroit de Gibraltar est étroitement contrôlé. Cette thèse s’interroge sur le phénomène de la migration illégale dans cet espace. Elle tente d’appréhender ce phénomène en relation avec la situation internationale de la Libye, et donc l’évolution sur une période qui couvre l’avant-embargo, l’embargo, et l’après embargo. L’immigration clandestine est un processus complexe qui a des origines aussi nombreuses que diverses, et dont les conséquences se font sentir aussi bien sur les migrants que sur les pays d’origine, de destination et de transit. Ainsi la Libye, pays de transit, considère t-elle désormais tous les enjeux diplomatiques qui se jouent à travers le passage des migrants africains sur son sol. Ses positions sur la scène internationale depuis la création de la Jamahiriya influencent ce facteur stratégique, tout comme elles sont influencées par lui. Au carrefour de la construction euro-méditerranéenne, la Libye sait user de sa situation de zone tampon, notamment dans ses relations avec l’Italie, qui elle-même fait le pont entre l’Union européenne et la Jamahiriya. C’est ainsi que la Libye négocie son implication dans les traités internationaux du type de l’Union pour la Méditerranée. Mais ses décisions politiques dépendent également des politiques de migration européennes, notamment du processus d’externalisation de la question migratoire. En raison de sa situation si spécifique, c’est à ce pays ouvert sur la Méditerranée de peser sur la mise en œuvre de politiques qui dépassent le simple aspect sécuritaire, qui permettent que tous les acteurs de ces vastes mouvements sortent gagnants de ces fluctuations qui sont désormais inéluctables.