Thèse soutenue

Redressement des entreprises en faillite en France : analyse financière et économétrique

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Auteur / Autrice : Rim Ben Lakhal
Direction : Jocelyn Martel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 05/12/2011
Etablissement(s) : Cergy-Pontoise
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Économie, Management, Mathématiques, Physique et Sciences Informatiques (Cergy-Pontoise, Val d'Oise)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : THEMA Théorie économique, modélisation et applications (Cergy ; 2006-)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Jocelyn Martel, Laurent Vilanova, Régis Renault
Rapporteurs / Rapporteuses : Régis Blazy, Timothy C. G. Fisher

Mots clés

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Résumé

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L'objet de cette thèse est de mener une étude empirique sur le redressement des entreprises en difficultés en France. Dans un premier temps, nous utilisons une base de données originale construite à partir de dossiers de redressement ouverts au tribunal de commerce de Paris pour identifier les déterminants de l'issue de la procédure de réorganisation (continuation versus cession). Les résultats empiriques indiquent que la rentabilité de l'entreprise augmente la probabilité de continuation alors que la taille des actifs, le montant des créances privilégiées par rapport au montant des actifs et la proportion des actifs tangibles augmentent la probabilité d'une cession. Nous trouvons également que certaines causes de défaut influencent significativement l'issue de la procédure. Dans un deuxième temps, nous examinons la performance des entreprises réorganisées et ses déterminants. Premièrement, nous nous intéressons à l'exécution des plans de redressement. Nous montrons que la probabilité de succès d'un plan augmente avec l'âge de l'entreprise, la concentration des créances bancaires, le pourcentage du premier versement et la rentabilité du secteur d'activités. Deuxièmement, nous utilisons des mesures comptables pour évaluer la performance. En particulier, les résultats montrent que la taille des actifs de l'entreprise et sa rentabilité durant l'année de confirmation augmentent la probabilité qu'elle reste active pendant au moins quatre ans après la confirmation. Troisièmement, nous examinons la survie des entreprises réorganisées. Le modèle Cox estimé avec des variables dépendantes montre que la rentabilité de l'entreprise, sa liquidité et la rentabilité du secteur on un impact positif sur la survie alors que l'endettement a un effet de seuil négatif.