Thèse soutenue

Le Traitement lexicographique des noms propres du vocabulaire politique dans les dictionnaires généraux de langue française

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Auteur / Autrice : Mireille Elchacar
Direction : Jean Pruvost
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 26/08/2011
Etablissement(s) : Cergy-Pontoise en cotutelle avec Université de Sherbrooke (Québec, Canada)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Droit et Science politique (Cergy, Val d'Oise))
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Lexiques, dictionnaires, informatique (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis ; 2007-2017)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Jean Pruvost, Louis Mercier, Claude Verreault
Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvie Brodziak, Hélène Cajolet-Laganière

Mots clés

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Résumé

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La tradition lexicographique de langue française opère, en théorie, une séparation stricte entre noms communs et noms propres. Or, dans les faits, cette séparation touche surtout les noms propres de lieux et de personnes. En effet, l'observation des articles du vocabulaire politique révèle un nombre important de noms propres d'une autre nature dans les pages de dictionnaires, comme des noms propres d'institutions, de partis politiques ou d'événements et de périodes historiques. Qui plus est, ces noms propres reçoivent souvent un traitement lexicographique comparable à celui des noms communs. Toutefois, ce traitement n'a pas encore fait l'objet d'une étude approfondie, et on constate une lacune dans la métalexicographie à son sujet.Afin de faire la lumière sur le traitement lexicographique des noms propres du vocabulaire politique, nous avons procédé à une analyse de ces noms propres à travers quatre dictionnaires généraux de langue française (Le Nouveau Petit Robert 2007 (version électronique), Le Petit Larousse Illustré 2007 (version électronique), le Dictionnaire du français Plus – À l'intention des francophones d'Amérique (1988) et le Dictionnaire québécois d'aujourd'hui (1992). Nous avons d'abord mis sur pied une typologie des noms propres du vocabulaire politique susceptibles d'être définis dans les dictionnaires généraux de langue française; puis nous avons relevé ces noms propres dans les dictionnaires à l'étude. Il ressort de ce relevé que le nombre de noms propres du vocabulaire politique dans les dictionnaires est assez élevé pour nécessiter une caractérisation de la pratique lexicographique des entourant. En outre, la description du vocabulaire politique passe par une description des noms propres en plus des mots du lexique commun. Nous nous sommes penchée sur la manière dont sont présentés les noms propres dans les dictionnaires, pour conclure que leur intégration et leur identification n'obéit pas à une méthode systématique. Nous avons réfléchi à la nomenclature des noms propres à inclure dans le dictionnaire de langue à travers l'exemple des noms de partis politiques, dont ceux qui sont représentés dans les instances officielles devraient être décrits dans les dictionnaires généraux. Nous avons ensuite analysé en profondeur les catégories de noms propres les plus représentées dans notre corpus d'articles du vocabulaire politique (les noms propres d'événements et de périodes historiques, les noms de partis politiques, dont les sigles, et les noms propres d'institutions). À la suite de cette analyse, nous proposons une liste d'éléments que le traitement lexicographique devrait inclure afin de permettre une circonscription efficace du référent (en d'autres termes, les traits distinctifs que devrait contenir une définition suffisante pour ces type de noms propres). Un point commun à toutes les catégories concerne la prise en compte de la variation géographique : en contexte francophone particulièrement, le lieu doit être précisé par le traitement lexicographique. L'étude se termine par une analyse de l'arrimage entre noms propres et lexique commun dans les dictionnaires où ils sont intégrés dans même ouvrage (PLI) ou dans une même nomenclature (Dictionnaire Hachette, Dixel). Nous arrivons à la conclusion que ces particularités dictionnairiques ne remplacent pas une réflexion en profondeur sur l'intégration des noms propres du vocabulaire politique dans le dictionnaire de langue.