Il Mos geometricus nell'Olanda di Spinoza

par Domenico Collaciani

Thèse de doctorat en PhilosophiePhilosophie

Sous la direction de Vincent Carraud et de Marta Fattori.

Soutenue en 2011

à Caen en cotutelle avec l'Università degli studi La Sapienza (Rome) , en partenariat avec Università degli studi La Sapienza. Dipartimento di studi romanzi (Rome) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Le but de la thèse est une enquête sur les implications gnoséologiques et métaphysique du mos geometricus chez Spinoza. L'emploi de cette méthodedans l’'Ethica est interprétée comme un choix polémique à l'égard, et de la méthode des logiques aristotéliciennes (Burgersdijk e Heereboord),et de la « logique cartésienne » issue du débat entre Revius et Clauberg. Spinoza voit un trait commun aux deux traditions dans la définition de la connaissance comme jugement fondée sur la liberté de la volonté et dans la conception des idées comme actes intentionnels. Le De intellectus emendatione est un essai d’une théorie métaphysique de la méthode selon laquelle les lois d'association des idées sont indépendantes des facultés de la mens. Dans ce traité on trouve une critique des principes théoriques de la méthode de Descartes et de Clauberg qui ont défini la pensée selon des principes propres à l'extension (durée, longueur, vitesse). Les théorie des géomètres contemporains – Clavius, Borelli et notamment Tacquet, mais aussi Pascal, par la médiation de la Logique de Port-Royal – sont utilisés dans l’Ethica pour s'opposer aux théories de la connaissance traditionelles. La definitio nominis et les méthodes de construction des figures géométriques montrent une connaissance qui se réalise comme auto-affirmation de l'idée. La méthode joue un rôle essentiel dans la critique de la métaphysique comme onto-Théo-logique ; rejetant la fonction des entia rationis dans la science, Spinoza supprime un principe cognitif fondamental pour l'ontologie systémathique de Suárez, Goclenius, Burgersdijk et Clauberg. L'ousiologie de l’Ethica et la définition du Deus sive natura en tant que substance infinie et cause immanente sont des conséquences directes de la réfutation de la science de ce qui est commun à Dieu et aux créatures. La condition de dépendence réciproque dans laquelle se trouvent les thèses philosophiques et leur méthode d'exposition qui caractéris l'oeuvre de Spinoza est due aux limites essentielles des signes linguistiques lesquels, en tant qu'objets matériels, ne peuvent pas donner une connaissance intuitive l’éternité de l’âme

  • Titre traduit

    The Mos geometricus in Spinoza’s Holland


  • Résumé

    The aim of this work is to inquire gnoseological and metaphysical implications of Spinoza’s mos geometricus. The use of this method in Ethica is interpreted as a criticism against the views on method of both aristotelianlogics and «cartesian logic» which arose from the Revius-Clauberg debate. Spinoza points out that these traditions share the theory of knowledge as judgement, based on the freedom of the will, and the definition of ideas as intentional acts. In De intellectus emendatione Spinoza tries to set up a metaphysical theory of method in which association laws of ideas are independent from mind cognitive faculties. In this treatise there is a criticism of the theoretical foundation of method in Descartes and Clauberg whose definition of thinking is based on the properties of extension (duration, length ad velocity). In Ethica the theories of contemporary geometricians – Clavius, Borelli and notably Tacquet, but also Pascal who Spinoza read in Port-Royal Logique – contrast the traditional knowledge explanations. Definitio nominis and methods of construction of geometrical figures show a kind of knowledge in which ideas are self-establishing. Method plays an essential role in the criticism of metaphysics as ontotheologic; refusing the function of entia rationis in science Spinoza wipes out a basic principle of the ontology of Suárez, Goclenius, Burgersdijk and Clauberg. The Ousiology of Ethica and the definition of Deus sive natura as infinite substance immanent cause result directly from the refutation of the science of what is common to God and creatures. The interdependence of philosophical thesis and their method of exposition who marks Spinoza’s works is due to essential limits of linguistic signs who, being material objects, cannot give an intuitive knowledge ofthe eternity of mind

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Informations

  • Détails : 1 vol. (400 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f.374-392. Index

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Caen Normandie. Bibliothèque Pierre Sineux (Droit-Lettres).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : THESE CAEN L 2011 COLLACCIANI B

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  • Bibliothèque : Université de Lille. Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire de Sciences Humaines et Sociales.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2011CAEN1632
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