Thèse soutenue

Développement et adaptation d'un système de Trans-encapsidation du virus de l'Hépatite C et étude des anticorps neutralisants anti-VHC

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Auteur / Autrice : Carole Cornu Fournier
Direction : Sandrine Castelain
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Science et santé. Biologie cellulaire et moléculaire option microbiologie
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Amiens

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est un problème de santé publique mondial majeur avec plus de 170 millions de personnes infectées. Le développement récent d’un système de culture autonome (souche JFH-1 de génotype 2a) a permis d’envisager l’étude de la trans-complémentation des protéines structurales du HCV. Différents systèmes de trans-encapsidation de réplicons subgénomiques délétés entièrement ou partiellement des protéines structurales, p7 et NS2 ont été étudiés. Nous avons développé et optimisé un système de trans-complémentation des glycoprotéines E1 et E2 dans le modèle HCV JFH1 afin de produire des particules pseudo-infectieuses capables de générer uniquement une infection primaire. Des réplicons n’exprimant pas les glycoprotéines d’enveloppe ont été encapsidés efficacement grâce à l’expression des glycoprotéines en trans par un vecteur adenoviral. Les glycoprotéines exprimées conjointement avec la capside ou plus largement avec la capside, p7 et NS2 n’ont pas amélioré le mécanisme de trans-encapsidation des réplicons délétés en glycoprotéines. L’expression de protéines d’enveloppe hétérologues associées ou non à la capside, p7 et NS2 n’ont pas restauré les réplicons délétés. Afin d’optimiser notre système de trans-complémentation homologue, des cycles successifs de trans-complémentation et d’infection ont été réalisés. Nos titres infectieux ont pu être augmentés grâce à l’apparition de mutations adaptatives sur le réplicon délété des glycoprotéines. Nous avons également développé un test de séroneutralisation permettant le dosage des anticorps neutralisants dirigés contre le virus de l’hépatite C. Ce test a montré une bonne spécificité, sensibilité et reproductibilité et a permis de déterminer le titre des anticorps neutralisants de patients infectés par différents génotypes HCV. Nous avons ensuite étudié les titres des anticorps anti-HCV neutralisants chez des patients coinfectés HIV/HCV et comparer leurs valeurs avec celles mesurées chez des patients monoinfectés. Les titres d’anticorps neutralisants dans la population coinfectée sont significativement plus faibles que ceux de la population monoinfectée. Ce faible taux d’anticorps neutralisants anti-HCV pourrait être à l’origine de l’évolution plus rapide et plus sévère de l’hépatite C chez les patients coinfectés. Ces résultats fournissent un argument supplémentaire pour démarrer le plus tôt possible un traitement anti-HCV chez les patients déjà infectés par le HIV.