Représentation de la réponse fonctionnelle dans un modèle prédateur-proie : du chémostat à l'écosystème
| Auteur / Autrice : | Flora Cordoleani |
| Direction : | Jean-Christophe Poggiale |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Océanographie |
| Date : | Soutenance le 05/12/2011 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences de l'environnement (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Microbiologie Géochimie et Ecologie marines (LMGEM) (Marseille) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Luc Gouzé |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Christophe Poggiale, Jean-Luc Gouzé, Julien Arino, Pierre Auger, Andrey Morozov, David Nerini | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Julien Arino, Pierre Auger | |
| DOI : | 10.70675/0ec40be8z56e4z426czbc6dz11d77671890f |
Mots clés
Résumé
Une des grandes problématiques en écologie est d’identifier les liens qui existent entre ce qui se passe au niveau de la physiologie et du comportement des individus et les propriétés émergentes qui apparaissent au niveau de la population et des écosystèmes dans leur globalité.Dans cette thèse, nous avons abordé cette problématique à travers la modélisation du phénomène de prédation, en nous intéressant plus particulièrement à la représentation mathématique de la réponse fonctionnelle. Cette fonction représente la quantité de proies consommées par prédateur et par unité de temps. Elle synthétiseau niveau de la population un ensemble de processus survenant à différentes échelles d’organisation. La modélisation du phénomène de prédation rencontre diverses limitations liées à la complexité de ce processus biologique, et il existe donc une forte incertitude sur la nature de la réponse fonctionnelle à utiliser.A travers l’étude d’un modèle prédateur-proie en chemostat d’une part, et l’utilisation de méthodes de changement d’échelle sur un modèle prédateur-proie en patchs d’autre part, nous avons cherché à déterminer les sources de variations dans la représentation de cette réponse.Tout d’abord, nous avons mis en évidence l’influence de la variabilité des données sur la paramétrisation de la réponse fonctionnelle ainsi que sur la robustesse des sorties du modèle. Une étude de sensibilité a également permis de montrer la forte sensibilité structurelle du modèle face à cette formulation, qui peut-être plus importante que face à des changements de paramètres.De plus, il apparait que la représentation mathématique de la réponse fonctionnelle dépend fortement de l’échelle d’observation considérée. En effet, la nature de la réponse peut être modifiée lorsque l’on passe de l’échelle d’une population à celle de la communauté.