Etude d'un système d'équations différentielles stochastiques : Le cliquet de Muller
| Auteur / Autrice : | Julien Audiffren |
| Direction : | Etienne Pardoux |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mathématiques |
| Date : | Soutenance le 16/12/2011 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Mathématiques et Informatique de Marseille (Marseille) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Stéphane Dhersin |
| Examinateurs / Examinatrices : Etienne Pardoux, Jean-Stéphane Dhersin, Peter Pfaffelhuber, Lorenzo Zambotti, Fabienne Castell, Pierre Pontarotti | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Peter Pfaffelhuber, Lorenzo Zambotti |
Mots clés
Résumé
Le cliquet de Muller est un modèle mathématiques illustrant l'accumulation de mutations délétères dans une population asexuée. L'idée principale est que l'absence de recombinaison oblige les enfants à avoir au moins autant de mutations nocives que leurs parents, et au bout d'un certain temps, le nombre minimum de mutations délétères de la population, qui est donc un processus croissant, augmente : on dit alors que le cliquet clique. Le modèle du cliquet de Muller qui est étudié dans cette thèse est un système infini d'équations différentielles stochastiques de Fleming-Viot couplées. On montre dans une première partie d'abord que le cliquet s'actionne en temps fini p.s., puis que l'espérance du temps mis pour cliquer est également finie. On utilise pour cela des comparaisons d'équations stochastiques et des changements de temps. Dans une deuxième partie, on démontre que ce modèle est équivalent à un modèle du look-down modifié auquel on a ajouté des mutations et des morts. Puis dans la troisième partie on généralise le résultat de la deuxième à un cadre plus large de systèmes d'équations différentielles stochastiques.