Thèse soutenue

Comparaison de la prise en charge de rupture prématurée des membranes avant 34 semaines d'aménorrhée entre deux maternités de niveau III en terme d'antibioprophylaxie

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Xavier Legros
Direction : Jean-Luc Voluménie
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Gynécologie-Obstétrique
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Antilles-Guyane

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Objectif: En cas de rupture des membranes avant terme, l'antibioprophylaxie permet de diminuer la morbidité néonatale et maternelle. Cependant il n'existe pas de consensus sur son type ni sur sa durée. Le travail a comparé deux protocoles d'antibioprophylaxie et recherché les différences en terme de sélection de germes. Méthodes: Les données sont issues de 153 patientes présentant une rupture prématurée des membranes avant 34 SA, aux CHU de Pointe à Pitre et de Fort de France. L'amoxicilline est prescrite à Pointe à Pitre jusqu'à l'accouchement alors que Fort de France utilise une céphalosporine de 1ère génération pour une durée de 7 jours. Les principaux paramètres étudiés sont le monitorage bactériologique vaginal, ainsi que certains paramètres de la morbidité néonatale et maternelle. Résultats : Nous avons observé une sélection de bacilles Gram négatifs au cours du suivi, aussi bien en Martinique (p<O,OI) qu'en Guadeloupe(p<O,OOI). Un lien existait entre la durée de l'antibioprophylaxie et la sélection de ces germes en Guadeloupe (p<O,OI), contrairement à la Martinique. Nous n'avons pas observé de différence en termes de morbi-mortalité néonatale ou maternelle entre les deux groupes. Conclusion: Ces résultats démontrent le risque de sélection de germes par l'antibioprophylaxie en cas de rupture prématurée des membranes, y compris avec des durées de traitement classiques. Nous devons nous interroger sur l'intérêt de réduire la durée de l'antibioprophylaxie en cas de rupture prématurée des membranes avant terme et de 1 mieux adapter celle-ci aux données bactériologiques d'admission. Les conséquences sur les nouveau-nés doivent 1 également être évaluées.