Survie et sequelles neurodéveloppementales à 2 ans : étude de 185 prématurés de moins de 29 semaines d'aménorrhée
| Auteur / Autrice : | Géraldine Abadie |
| Direction : | Olivier Claris |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Médecine. Pédiatrie |
| Date : | Soutenance en 2011 |
| Etablissement(s) : | Antilles-Guyane |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La population de l'étude comporte 185 enfants, dont 15 nés à 24 semaines, 20 à 25 semaines, 39 à 26 semaines, 60 à 27 semaines, et 51 à 28 semaines. Le taux de corticothérapie anténatale est de 88 %. Le taux d'hémorragie intra-ventriculaire, tout grade confondu, est de 14%, et celui de leucomalacie périventriculaire cavitaire est de 5 %. La mortalité est de 25 % (47 enfants décédés). Après la sortie du service, 129 enfants, soit 94 % des survivants, ont été revus au moins une fois, mais 10 d'entre eux n'ont pas pu être suivis jusqu'à l'âge de 2 ans. Le suivi concerne donc 86 % des survivants. Parmi eux, 8 (6 %) ont développé une infirmité motrice d'origine cérébrale. On dénombre également 26 enfants avec un retard de langage, et 8 enfants présentant un retard global (15 présentant des troubles du comportement, 3 présentant une hyperactivité). Il est à noter qu'aucun enfant né à 24 et 25 semaines n'a développé une infirmité motrice d'origine cérébrale. Si l'on étudie la survie sans séquelle neurodéveloppementale, elle n'apparaît pas liée à l'âge gestationnel, ce qui n'est pas inhabituel dans une analyse effectuée à partir du recrutement d'un service par rapport à une analyse en population. Par contre, l'âge gestationnel bas, le retard de croissance intra-utérin, l'hypotension artériele néonatale, la leucomalacie périventriculaire, l'hémorragie intraventriculaire semblent favoriser le décès