Thèse soutenue

Radiorésistance de lignées cellulaires humaines de gliobastomes : recherche de bloqueurs par métabolomique, lipidomique et transcriptomiques

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Auteur / Autrice : Denis Desoubzdanne-Dumont
Direction : Myriam Martino
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie. Biologie. Santé
Date : Soutenance en 2010
Etablissement(s) : Toulouse 3

Résumé

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Les glioblastomes (GBM) sont les tumeurs cérébrales humaines les plus agressives. Les personnes atteintes de cette maladie meurent généralement dans l'année suivant le diagnostic. La radiothérapie, qui est de plus en plus utilisée en présence d'un agent radiosensibilisant, est systématiquement appliquée afin de diminuer la progression tumorale. Néanmoins, elle se heurte au phénomène de radiorésistance. Afin de proposer dans un avenir proche une thérapie adaptée à chaque patient, une classification moléculaire des GBM est en train de naître. Celle-ci tient notamment compte d'un biomarqueur prédictif de chimiorésistance, mais non de radiorésistance. Dans ce contexte, nous avons cherché, dans un premier temps, à identifier in vitro de potentiels biomarqueurs de radiorésistance dans quatre lignées cellulaires humaines de GBM de radiosensibilité différente. Pour cela, nous avons eu recours à des méthodes analytiques holistiques et robustes telles que la RMN 1H métabolomique, la lipidomique et la transcriptomique. Une accumulation de composés à choline dans les deux lignées les plus radiorésistantes a ainsi été mise en évidence. Une méthode d'analyse du métabolisme des phosphatidylcholines par marquage deutéré et quantification par HILIC-ESI-MS/MS a été mise au point afin de confirmer ces résultats. Dans une seconde partie, nous avons cherché à identifier in vitro de potentiels biomarqueurs de mort radio-induite dans des lignées cellulaires humaines de GBM radiosensibilisées. La RMN 1H métabolomique a été privilégiée pour cette investigation et complétée par des études lipidomique et de mort cellulaire par cytométrie en flux pour l'un des projets. La taurine a ainsi été identifiée comme potentiel biomarqueur de mort cellulaire.