Lecteur réel et scolarisation de la lecture littéraire dans la liaison école-collège
| Auteur / Autrice : | Sophie David |
| Direction : | Gérard Langlade |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Lettres modernes |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
Mots clés
Résumé
À la conjonction entre les travaux de recherche des théoriciens de la lecture littéraire et des didacticiens qui élaboré le concept « de sujet lecteur », et les programmes pour l’école de 2002, qui ont introduit la littérature et reconnu le rôle de la réception, s’ouvre un champ sur la place et la formation du lecteur dans le domaine scolaire. Nous en avons fait notre sujet de recherche, circonscrit à la liaison entre deux classes emblématiques : le CM2 et la 6e. Un premier axe de travail a consisté à mener une enquête sur le lecteur à travers les textes officiels. Ainsi, nous avons pu établir que lorsqu’ils parlent du lecteur, c’est le plus souvent en fonction d’un idéal, ce qui en fait une instance forgée par des représentations et des mouvements idéologiques plus qu’une incarnation d’individus particuliers. Ce lecteur « scolaire » n’est pas le lecteur ordinaire, véritable. Dans un second temps, nous avons abordé la question du lecteur sur les plans théoriques et didactiques pour cerner plus précisément ce que l’on peut entendre par « lecteur réel », et nous avons abouti à une double acception, celle d’un lecteur réel, entendu comme théorisé, et celle d’un lecteur empirique, qui s’incarne concrètement, en concurrence avec le lecteur scolaire. Ce travail de recherche a abouti, dans un troisième temps, à l’élaboration de démarches didactiques susceptibles de prendre en compte les interactions entre ces trois postures de lecteurs. Nous en avons déduit plusieurs intérêts : l’élève est ainsi formé autant par la lecture qu’à la lecture dans un acte réflexif où il se découvre, lui, en même temps qu’il découvre l’œuvre. Ce sont autant de pistes pour la formation des enseignants.