Elaboration, caractérisations physico-chimiques, études antiprolifératives, de vectorisation et de pénétration cellulaire de nouveaux glycoligands et glycocomplexes de cuivre(ii)
| Auteur / Autrice : | Ludivine Garcia |
| Direction : | Clotilde Policar |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Chimie bioinorganique |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne) |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les glycoligands sont des ligands centrés sur des sucres fonctionnalisés par des bases de Lewis. Ce sont des agents de chélation contraints et rigides impliquant les propriétés conformationnelles du sucre dans la sphère de coordination. Au cours de cette thèse, plusieurs séries de glycoligands centrés sur des furannoses ont été synthétisées en faisant systématiquement varier la configuration du carbone C3 et les pinces chélatantes. Les glycoligands et leurs propriétés de complexation ont été analysés par de nombreuses techniques physico-chimiques telles que les spectroscopies RPE, de fluorescence, de dichroïsme circulaire, de diffraction des rayons X ainsi que la voltammétrie cyclique, la microscopie confocale et la microcalorimétrie. Des études ont également été réalisées pour tester leur activité antiproliférative potentielle sur des lignées cellulaires cancéreuses humaines. Les glycoligands, savamment modulés par des pinces chélatantes, se sont révélés être des ligands suffisamment contraints pour contrôler le potentiel d’oxydoréduction du couple Cu (II/I), la prédétermination de chiralité au niveau de dimères de Cu (II) et la sélectivité métallique. De plus, les tests biologiques ont révélé que des glycocomplexes de Cu (II) pouvaient être vectorisés par une apo-protéine, l’apo-NCS et ainsi voir leur activité antiproliférative augmentée d’un facteur deux à trois. Grâce à la fluorescence exceptionnelle d’un des glycoligands, sa perméabilité vis-à-vis d’une membrane de vésicule géante unilamellaire et sa biodistribution ont pu être étudiées. Son activité antiproliférative a été reliée à sa localisation dans certaines organelles mais pas dans le noyau des cellules U937.