Thèse soutenue

La négativité ou les intermittences du sens chez Hegel et chez Freud

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Auteur / Autrice : Claire Pagès
Direction : Catherine Malabou
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 11/12/2010
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Michel Salanskis
Examinateurs / Examinatrices : Catherine Malabou, Jean-Michel Salanskis, Christophe Bouton, Samuel Weber, Pierre Macherey
Rapporteurs / Rapporteuses : Christophe Bouton, Samuel Weber

Résumé

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Cette thèse part du concept hégélien de négativité et construit, à partir de l’œuvre de Freud, un concept de négativité psychique. Nous nous intéressons à la façon dont le travail du négatif – dialectique et psychique – a été reçu et critiqué. La reconstitution de cet horizon critique nous permet de dégager que les pensées hégélienne et freudienne sont contestées car ce sont des pensées du sens plein. La charge et la cible critiques peuvent se résumer par un mot, celui de sens. On leur reproche alors d’être incapable de concevoir le non-sens ou les intermittences du sens. Celles-ci resteraient impensées et seraient même impensables dans le cadre de ces deux théories. Nous distinguons trois figures du non-sens que nous nommons : dysfonction, dis-fonction ou différence et automatisme. Le travail du négatif constituerait alors un déni de ce qui ne fonctionne pas, de ce qui dis-fonctionne et de ce qui fonctionne tout seul. Nous nous proposons de relire le concept de négativité de façon à le ressaisir au contraire comme une pensée des intermittences du sens. Le travail du négatif serait ainsi ouvert sur la dysfonction, la différence et l’automatisme.