Thèse soutenue

Du Néoclassicisme au Purisme : Pietro Tomba et l’architecture à Faenza à l’époque révolutionnaire et napoléonienne

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Auteur / Autrice : Emanuela Bagattoni
Direction : Pierre PinonFrancesco Amendolagine
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Architecture
Date : Soutenance en 2010
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis2000-....)

Résumé

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Après son inclusion dans la légation pontificale de la Romagne, au début du XVIe siècle, la ville de Faenza connaît deux siècles de relative stagnation culturelle. A l’écart des grands courants artistiques qui traversent l’Italie et l’Europe, elle retrouve, au fil des années, un grand élan idéologique et culturel : au cours du XVIIIe siècle, cet essor entraîne un développement exceptionnel de l’architecture et du décor, censé caractériser la ville pendant toute la période révolutionnaire et napoléonienne et la transformer dans l’une des capitales du Néoclassicisme. Grâce à l’action éclairée de quelques maîtres d’ouvrage locaux érudits et très bien renseignés sur les nouveautés internationales, tels que les Comtes Laderchi et Milzetti, les architectes G. Pistocchi, G. A. Antolini, P. Tomba, et le peintre F. Giani, ont la possibilité de réaménager la ville et de lui conférer son aspect néoclassique actuel. L’esprit novateur de Pistocchi, de Antolini et de Tomba, ne se limite cependant pas aux édifices : de nombreux projets nous montrent tout leur talent, leur grande culture et l’interaction entre leur style et les poétiques architecturales les plus avancées d’Europe. Pietro Tomba, en particulier, est négligé – à tort – par les chercheurs et les critiques tout au long du XXe siècle, malgré son rôle primordial dans le développement de l’architecture de la Romagne et dans la promotion de son évolution stylistique du Néoclassicisme au Purisme. En dépit de la similitude avec l’architecture visionnaire française de ses premières œuvres, dont la plupart sont restées à l’état de projet, les travaux réalisés par l’architecte vers la fin du Premier Empire et le début de la Restauration, s’inscrivent dans la continuité classique : caractérisés par une tendance à la sobriété et au « retour à l’ordre », ils semblent témoigner d’une parfaite compréhension des changements idéologiques, politiques et sociaux, qui affermissent les principes conservateurs de l’époque.