Nanoparticules multifonctionnelles et traitements anticancéreux : couplage de la bléomycine à la surface de nanoparticules magnétiques
| Auteur / Autrice : | Thomas Georgelin |
| Direction : | Valérie Cabuil |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Chimie - Physique |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Paris 6 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les thérapies anticancéreuses actuelles, par leur action systémique et leur manque de spécificité, entraînent en nombre important d’effets secondaires. L’objectif de toute nouvelle chimiothérapie consiste donc à améliorer le confinement des principes actifs dans les zones cancéreuses, au plus près des cibles thérapeutiques. Dans ce contexte, nous avons développé une plateforme nanométrique capable de vectoriser une molécule thérapeutique, la bléomycine. La bléomycine est un antibiotique anticancéreux utilisé en clinique dans de nombreux cancers. Elle souffre néanmoins d’une utilisation limitée relative aux effets secondaires importants qu’elle induit, principalement des pneumopathies. Sa vectorisation ciblée vers les zones tumorales à l’aide de nanoparticules pourrait ouvrir la voie à des traitements efficaces. Nous avons dans un premier temps réalisé la synthèse, la fonctionnalisation et la caractérisation physicochimique de nanoparticules magnétiques de type cœur/coquille. Nous avons réalisé par la suite le couplage covalent de la bléomycine à la surface des particules puis étudié son comportement biochimique après greffage. Des études in vitro, in cellulo et in vivo ont ainsi été menées. Les études in vitro et in cellulo ont montré une préservation des propriétés biochimiques de la bléomycine. De plus, les résultats ont montré une forte internalisation des nanoparticules au sein des cellules, entraînant le confinent d’une grande quantité de molécules. Enfin, les études in vivo, menées par imagerie à résonance magnétique et par imagerie à fluorescence, ont montré un temps de circulation élevé des nanoparticules dans l’organisme.