Thèse soutenue

Les Sophonisbe du XVIe siècle : textes et styles

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Amel Labyed
Direction : Mireille Huchon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue française
Date : Soutenance le 06/12/2010
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Sens, texte, informatique, histoire (Paris)
Jury : Président / Présidente : Anne Sancier-Château
Examinateurs / Examinatrices : Mireille Huchon, Martin-Dietrich Glessgen, Samia Kassab-Charfi, Éliane Kotler

Résumé

FR  |  
EN

Les Sophonisbe du XVIe siècle : la première tragédie régulière, œuvre d’un théoricien italien (Trissino), une traduction en prose opérée par le maître incontesté de la versification (Mellin de Saint-Gelais) et par celui qui est considéré comme le modèle de la prose élégante (Jacques Amyot), une seconde traduction en vers alexandrins qui est le fait d’un grammairien (Claude Mermet), voilà un corpus qui ne peut qu’aiguiser la curiosité et susciter l' intérêt. Ces œuvres sont ici réunies sur le modèle des éditions bilingues et suivies d’un glossaire raisonné. L’étude linguistique est centrée sur les variantes et les variations, qu’elles soient graphiques et morphologiques lorsqu’il est question de confronter les deux traductions françaises ou lexicales et stylistiques quand texte-source et textes-cibles sont comparés. Cette étude comparative rend possible le dialogue entre ces textes et entre ces deux rives. Les va-et-vient entre la France et l’Italie semblent aller de pair avec une réflexion linguistique qui se fait par rencontres (officielles ou non), par « combats », par interpénétration du monde de l’autre, de la culture de l’autre.Traduire pour surpasser les modèles et pour illustrer « nostre vulgaire », élaborer une langue pour ne rien avoir à envier aux autres et offrir des œuvres dont le style tente d’égaler Virgile, Homère ou Cicéron, avoir une ̎belle langue̎ et une littérature aux qualités stylistiques incontestables, telle fut l’ambition de ces traducteurs ?