Thèse soutenue

Étude contrastive des moyens exprimant le passif en français et en thaï

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Auteur / Autrice : Sudarat Buddhapong
Direction : Alain Lemaréchal
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Linguistique
Date : Soutenance le 17/12/2010
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Jury : Président / Présidente : Gilles Delouche
Examinateurs / Examinatrices : Alain Lemaréchal, Michel Rethy Antelme, Injoo Choi-Jonin

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse est une étude contrastive des moyens exprimant le passif en français et en thaï dont l’objectif est non seulement d’étudier les ressemblances et les divergences entre le français et le thaï, mais aussi de réviser la définition générale du passif, à travers l’examen de plusieurs constructions passives phrastiques de deux langues typologiquement différentes. Selon notre étude, en français, le passif intervient surtout sous l’effet de facteurs thématiques plutôt que sémantiques, et apparaît surtout en fonction de la continuité discursive et des contraintes de constructions verbales. En thaï, il intervient surtout en fonction de son apport sémantique : détrimental, bénéfactif, et neutre. En outre, le passif s’emploie en français plus fréquemment qu’en thaï. D’après le résultat de notre corpus, le sujet patient dans le passif peut être effacé en thaï, comme dans les autres constructions, mais pas en français. Par contre, le complément d’agent peut être absent dans le passif des deux langues. L’ordre préférentiel des syntagmes nominaux en français va de l’inanimé singulier à l’inanimé singulier alors que celui du passif en thaï est de l’humain singulier à l’humain singulier. De plus, les verbes qui s’emploient dans plusieurs constructions passives ne peuvent pas se substituer entre eux avec une totale liberté. Enfin, en ce qui concerne la révision de la définition générale du passif, il apparaît que l’on ne peut pas le définir sans prendre en compte des critères sémantiques.