Thèse soutenue

Evolution comparée des génomes d’insectes. : évolution des familles multigéniques et adaptation chez les pucerons

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Auteur / Autrice : Morgane Ollivier
Direction : Claude Rispe
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie et agronomie
Date : Soutenance en 2010
Etablissement(s) : Rennes, Agrocampus Ouest en cotutelle avec Rennes

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les pucerons sont des insectes caractérisés par une grande plasticité phénotypique, car ils montrent une extrême variété de formes selon les conditions environnementales et au cours de leur cycle annuel. Ces variations de traits phénotypiques ont pour point de départ des gènes ou familles de gènes (l’amplification génique étant souvent un moyen d’augmenter l’éventail des phénotypes d’un organisme), spécifiques ou non de ce groupe, et doivent être sous l’influence de la sélection. Nous faisons donc l’hypothèse que la plasticité des pucerons se traduit par des signaux moléculaires tels que des taux d’évolution accélérés pour certains gènes importants dans la biologie de l’espèce et par la présence de familles multigéniques propres à ce groupe. Nous nous sommes intéressés à un trait biologique pouvant influencer le plus fortement l’évolution des gènes, le mode de reproduction. La théorie prédit en effet que les variations du taux de recombinaison et du taux d’investissement d’une espèce dans la reproduction sexuée influent directement sur l’évolution des gènes. Un des attendus théoriques est notamment que des organismes perdant la reproduction sexuée subissent une accumulation graduelle de mutations délétères entraînant finalement leur extinction (Muller, 1964). La présence chez les pucerons d’espèces sexuées et asexuées offre la possibilité de quantifier une éventuelle accumulation de mutations délétères, en fonction d’une perte plus ou moins récente de la sexualité. L’objectif global de ce travail est donc d’étudier les facteurs de sélection au niveau moléculaire en s’attachant particulièrement à i) évaluer le niveau de duplications chez les pucerons en général et entre différentes espèces du groupe, ii) détecter des gènes sous accélération évolutive en réponse à un processus adaptatif, iii) évaluer l’influence du mode de reproduction sur l’évolution des gènes. Ce travail a été mené en utilisant le génome complet de l’espèce de référence Acyrthosiphon pisum et des collections de gènes transcrits de huit autres espèces.