Caractérisation moléculaire et régulation de la force de puits de la plante parasite Phelipanche ramosa (L. ) Pomel vis à vis du saccharose prélevé chez son hôte
| Auteur / Autrice : | Thomas Péron |
| Direction : | Philippe Simier, Philippe Delavault |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences agronomiques et écologiques. Biologie des organismes |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Nantes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Végétal-Environnement-Nutrition-Agro-Alimentaire-Mer (Angers) |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Nantes. Faculté des sciences et des techniques |
Mots clés
Résumé
Le mode de vie parasitaire de Phelipanche ramosa la rend responsable de ravages considérables. Son incapacité à réaliser la photosynthèse la rend entièrement dépendante vis-à-vis des photoassimilats de la plante hôte. Le développement de l'orobanche repose sur sa capacité à se connecter au phloème de l'hôte et à devenir un organe puits compétitif. Dans ce contexte, l'utilisation d'un traceur phloémien a permis de démontrer l'existence d'un continuum symplasmique à l’interface hôte-parasite et la nature majoritairement de type apoplasmique de la décharge phloémienne dans les différents tissus puits de P. Ramosa. Les principaux acteurs impliqués dans le transport (SUT = sucrose transporter) et le métabolisme du saccharose (invertases et saccharose synthétases) ont été identifiés. Par des approches moléculaires, d’immunolocalisation et d’hybridation in situ, ces travaux ont précisé l'implication de certains de ces acteurs dans des processus majeurs, tels que le transport du saccharose à longue distance et sa décharge dans les organes puits (PrSUT1 et PrSUT3), la mise en réserve d'hexoses via une invertase acide vacuolaire (PrSAI1), la différentiation des trachéides et la synthèse d'amidon via des saccharose synthétases (PrSUS1 et PrSUS2, respectivement). D'autres marqueurs, tels que l'isopentényl transférase PrIPT et la cytokinine oxydase PrCKX, joueraient un rôle dans l'équilibre hormonal de l'orobanche et contribueraient à réguler sa force de puits. L'ensemble de ces gènes/protéines indispensables au développement de P. Ramosa constitueraient ainsi de bonnes cibles pour valider l'efficacité d'une lutte biotechnologique contre les orobanches.