Thèse soutenue

L'itinéraire transalpin d'Hannibal : l'énigme et sa résolution géographique

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Auteur / Autrice : Jean-Pierre Renaud
Direction : Danièle Roman
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire, spécialité Histoire ancienne
Date : Soutenance le 26/10/2010
Etablissement(s) : Montpellier 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ....-2014)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales de montpellier
Jury : Président / Présidente : Dominique Garcia
Examinateurs / Examinatrices : Danièle Roman, Martin Galinier, Antoine Perez
Rapporteurs / Rapporteuses : Martin Galinier, Dominique Garcia

Résumé

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Le cadre spatial et temporel de l’étude est restreint : il s’agit de l’itinéraire suivi entrele Rhône et la plaine du Pô par l’armée carthaginoise sous les ordres d’Hannibal Barca aucours du second semestre de l’année 218 avant J.-C. L’événement auquel cet itinéraire serapporte fait très largement déborder le sujet du cadre énoncé ; le parcours de la traverséealpine, qui n’est pas précisément défini par les textes antiques, est perçu comme une desénigmes les plus attrayantes de l’Histoire ancienne. Les historiens modernes qui ont essayéde la résoudre en établissant des concordances entre la réalité géographique et les indicationsdu livre III des Histoires de Polybe (205 ? - 123) et du livre XXI de l’Histoire romaine deTite-Live (64 ? av. J.-C. - 17 après J.-C.) ont émis diverses hypothèses contradictoires parceque systématiquement basées sur une opposition entre les données polybiennes et les donnéesliviennes. Les objectifs de la thèse sont de définir le problème que pose cette énigme à partirdes différentes façons de la traiter depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui, et d’en tenterune approche nouvelle, selon une démarche issue de la démarche scientifique classique, enémettant deux hypothèses qui laissent délibérément de côté les itinéraires basés sur uneremontée de la rive gauche du Rhône. L’étude détaillée des deux textes de référence révèleleur complémentarité et permet de percevoir l’origine de l’énigme. La reconnaissance d’unparcours le long de la Durance et à travers le Queyras débouche sur la découverte, au pied dela Crosennetta, dans la vallée du haut Pellice, d’un site unique qui confirme ces hypothèses.