Thèse soutenue

Le Grand motet dans les pratiques musicales lyonnaises (1713–1773) : Étude des partitions et du matériel conservés à la bibliothèque municipale de Lyon

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Bénédicte Hertz
Direction : Pierre Saby
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Lettres et arts
Date : Soutenance le 07/07/2010
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Litterature, Representation et Ideologies aux XVIIIe-XIXe
Jury : Président / Présidente : Jean-Louis Jam
Examinateurs / Examinatrices : Thierry Favier, Jean Duron, Pierre Guinard

Résumé

FR  |  
EN

La thèse, s’appuyant sur le fonds de motets à grand chœur conservés à la bibliothèque municipale de Lyon, tente de répondre à la problématique de la pratique musicale lyonnaise au XVIIIe siècle. Les quatre-vingt dix-neuf manuscrits et imprimés conservés se présentent sous forme de partitions ou de parties séparées et viennent pour la plupart de l’ancienne académie des beaux arts ou Concert. La première partie présente les cadres d’exécution du Grand motet à Lyon, dont le Concert, actif entre 1713 et 1773, mais aussi l’éphémère académie des Jacobins, la cérémonie annuelle du vœu pour le salut du roi Louis XV, les fêtes et réjouissances publiques et les concerts spirituels. Le corpus des motets conservés à Lyon est l’objet d’une analyse rigoureuse : la deuxième partie s’attache au catalogue de l’académie, au support musical (papiers à musique, filigranes et graphies musicales), ainsi qu’aux éléments musicaux dont témoignent les sources. La troisième partie présente le répertoire lyonnais du genre. Lalande représente la moitié du corpus conservé et la majorité des compositeurs sont des maîtres de musique de la Cour ou de la capitale, mais l’on trouve également des compositeurs d’autres provinces (Pétouille, Valette de Montigny, …) et des Lyonnais (Estienne, Bergiron du Fort-Michon, Belouard, …). La réception des œuvres à Lyon est mise en évidence par des comparaisons de sources, tandis que quelques particularités locales apparaissent, telles que la composition en « fragments ». Cette étude permet d’affirmer que, si la musique à Lyon est inscrite dans son époque, elle développe néanmoins des caractéristiques qui lui sont propres.