Etude sémantique et syntaxique des compléments adnominaux en à et en de dénotant des parties
| Auteur / Autrice : | Vassil Mostrov |
| Direction : | Danièle Van de Velde |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Linguistique |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Lille 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Ce travail a pour objectif d'examiner les différents types de rapports entre tout et partie et leur expression dans la langue française, en portant une attention particulière à la sémantique et à la syntaxe des compléments adnominaux en à et en de dénotant des parties. Nous nous servons, comme point de départ, de la distinction ontologique ''parties indépendantes vs parties dépendantes'' , proposée par Husserl, pour montrer qu'il s'agit en fait d'un continuum : des positions intermédiaires entre ''indépendant'' et ''dépendant'' sont à envisager, aussi bien sur le plan ontologique que sur le plan linguistique. Ainsi, sont examinés successivement les noms qui dénotent des parties physiques, des parties du corps humain, des facultés, des dimensions, des qualités et des matières, en fonction de leur possibilité (ou impossibilité) d'entrer dans diverses structures de relation partie-tout, que ce soit au niveau du syntagme, de la phrase ou au-delà (on pense surtout à l'anaphore associative). L'emploi de certaines structures de la possession inaliénable montre par ailleurs que la langue peut exprimer différents rapports ontologiques de la même façon, l'inaliénabilité, à travers l'article défini lié, qui présente le référent de la partie comme ce qu'on pourrait appeler un ''individu dépendant'', étant un point où convergent parties indépendantes et parties dépendantes. Nous étudions également la possibilité de modifier les N de parties dans le cadre des compléments adnominaux, en nous servant de l'opposition syntaxique ''position épithétique vs position prédicative'' des adjectifs, ce qui permet d'expliquer le statut typifiant ou descriptif du modifieur en fonction de la structure