Victor Barrucand (1864-1934), écrivain, esthète et militant en Algérie
| Auteur / Autrice : | Céline Keller Brousse |
| Direction : | François Pouillon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire et civilisations |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Paris, EHESS |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Victor Barrucand se fait d'abord connaître comme poète et musicien à Paris où il collabore activement à la Revue blanche. Tenté par l'anarchie, il adapte un ancien drame indou, le Chariot de Terre cuite, réédite les mémoires de révolutionnaires, Rossignol et Choudieu, et lance en 1895 une campagne pour le pain gratuit. Il écrira son renoncement à la tentation libertaire dans Avec le Feu, roman à clés paru en 1900. Dreyfusard ardent, il devient éditorialiste de L’Avenir de Rennes pour le procès de révision et c'est sous les auspices de la Ligue des droits de l'homme qu'il part à Alger en 1900 pour contribuer à la défaite de Drumont comme éditorialiste des Nouvelles. En 1902, il rachète L'Akhbar, vieux journal algérien qu'il dirigera jusqu'à sa mort. Il en fait le premier journal bilingue franco-arabe de l'Algérie, attaché pendant plus de trente ans à la défense des intérêts des musulmans. Ami du général Lyautey, il est le premier à reconnaître le talent d'Isabelle Ebernhardt. Il publie la plupart de ses reportages et de ses textes littéraires et contribue à sa consécration posthume en éditant quatre volumes de ses récits. II devient dans les années vingt conseillers municipaux d'Alger, critique d'art et chroniqueur littéraire et musical de La Dépêche algérienne. Ultime contribution, il publie en 1930 L'Algérie et les peintres orientalistes, qui fait toujours autorité. Victor Barrucand meurt à Alger le 13 mars 1934. Il est resté aujourd'hui à demi réprouvé pour ses éditions posthumes des œuvres d'Eberhardt, victime aussi d'une cabale ancienne pour avoir appartenu au petit nombre d'intellectuels dits «indigénopbiles »