Les villes de la péninsule Ibérique au IIIe siècle p. C.
| Auteur / Autrice : | Laurent Brassous |
| Direction : | Jean-Michel Roddaz |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire, langues, littérature anciennes |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Jury : | Président / Présidente : Georges Fabre |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Pierre Bost, Rudolf Haensch | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Javier Arce, Jesús Liz Guiral |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'histoire des villes hispaniques au IIIe siècle a longtemps été écrite à l'ombre des invasions barbares et de la ''crise'' qui les auraient ruinées. Le renouveau historiographique, initié dans les années 1970, a fort justement nuancé cette vision traditionnelle, mais il a laissé des questions en suspens auxquelles cette thèse se propose de répondre. L'objectif de cette recherche est d'étudier et d'interpréter la variété des évolutions urbaines puis de comprendre l'influence des transformations, qui ont suivi la ''crise'' du IIIe siècle, sur l'histoire des cités et l'urbanisation. Cette recherche s'est appuyée sur des sources littéraires, épigraphiques et archéologiques et a été menée en croisant les échelles d'analyse du phénomène urbain (semis urbain, espace urbain et armature urbaine). Les résultats indiquent que l'occupation de la majorité des villes s'est maintenue mais l'urbanisation n'a pas progressé et a stagné. Le modèle urbain classique a perduré au delà du IIIe siècle au prix d'un entretien régulier et de restaurations. Les cités n'ont pas disparu en Hispanie au cours du IIIe siècle, mais leurs statuts se sont harmonisés. En revanche, il y a probablement eu une sélection dans l'urbanisation qui aurait relégué au rang d'agglomérations secondaires un certain nombre de villes qui n'avaient pas les ressources suffisantes pour maintenir leur condition de chef-lieu. Par ailleurs, les transformations de l'armature urbaine ont bouleversé la hiérarchie urbaine aux dépens de l'Est de la péninsule et au profit de l'Ouest et du Nord où se situaient, à la fin du IIIe siècle, les villes les plus dynamiques de la péninsule. Le IIIe siècle semble marquer une translation du phénomène urbain d'Est en Ouest dans la péninsule