Thèse soutenue

Études électrophysiologiques du codage orthographique

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Auteur / Autrice : Stéphanie Massol
Direction : Jonathan Grainger
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance en 2010
Etablissement(s) : Aix-Marseille 1
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le mot représente l'unité de base du langage écrit, qui se trouve être à la charnière des processus perceptifs de bas niveau et des processus cognitifs de haut niveau. L'ensemble des données actuelles, issues de la recherche en sciences cognitives, a mis en évidence que la reconnaissance d'un mot prend quelques centaines de millisecondes. Les travaux menés dans le cadre de ma thèse étudiaient le rôle des informations orthographiques pré-lexicales et lexicales dans la reconnaissance des mots écrits. Sept expériences ont été réalisées à l'aide de la technique des potentiels évoqués (ERPs), combinée au paradigme d'amorçage masqué, pour explorer des composantes impliquées dans différentes étapes de la lecture de mots. Les résultats ERPs ont permis de mettre en évidence l'existence de robustes effets orthographiques à trois niveaux de traitement distincts. Un premier effet apparaissait autour de 200ms reflétant le traitement orthographique pré-lexical. Cet effet est relié à la composante N250, qui semble être sensible au degré de recouvrement orthographique entre l'amorce et la cible. Le second effet apparaissait dès 300ms, reflété par la composante P325, mettant en évidence le processus de la sélection d'une représentation lexicale correcte. Enfin, la composante N400 semble refléter l'interface entre les représentations lexicales et leurs significations. Ces résultats suggèrent que les informations orthographiques exercent une contrainte sur le processus d'accès lexical et sur les traitements lexicaux au cours de la reconnaissance des mots écrits.