Thèse soutenue

Les inégalités de genre sur les marchés du travail des pays en développement : le cas du Sénégal (1992-2002)

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Auteur / Autrice : Ndongo Samba Sylla
Direction : Jacques CharmesJean-Claude Barbier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Economique
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Versailles-St Quentin en Yvelines
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Jean Cartier-Bresson, Jean-Pierre Lachaud, Aly Mbaye, Patrick Plane

Résumé

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Cette présente recherche porte sur les inégalités de genre sur le marché du travail sénégalais durant la décennie 1990 (1992-2002). Par cette expression, il faut entendre les inégalités entre hommes et femmes en (i) termes d’accès à l’emploi rémunéré ; (ii) d’opportunités d’emplois (ségrégation de l’emploi) (iii) de conditions de travail ; et (iv) de rémunérations. Notre hypothèse de départ est que la prise en compte des spécificités des marchés du travail des pays en développement est un préalable pour toute étude des inégalités de statut économique entre hommes et femmes. En effet, comparés aux marchés du travail des pays développés, ceux des pays en développement se caractérisent par la grande hétérogénéité des relations d’emploi. Or, l’inégale répartition des hommes et des femmes à travers les différents statuts et secteurs institutionnels est l’une des facettes les plus importantes des inégalités de genre dans ce type de contexte. Elle implique d’emblée une segmentation de l’emploi et des revenus basée sur le genre. En raison des discriminations dont elles sont victimes, de leur moindre accès aux facteurs de production et de leur moindre éducation, les femmes sénégalaises ont encore un statut économique relativement faible, comparées à leurs homologues masculins : elles sont défavorisées en termes d’accès à un emploi rémunéré ; leurs opportunités d’emplois tendent à se limiter à un nombre réduit de secteurs et de professions ; en termes de conditions de travail, elles sont confrontées à une grande précarité ainsi qu’en témoigne leur surexposition aux emplois de l’économie informelle ; du point de vue des rémunérations, elles sont moins payées que les hommes et cela même lorsqu’elles ont un niveau d’éducation plus important. En vue de la promotion de l’égalité de statut économique entre les sexes, cette étude plaide pour un regain d’investissement dans l’éducation des femmes ainsi qu’un renforcement des statistiques portant sur les questions de genre