Thèse soutenue

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Auteur / Autrice : Nicolas Barbaroux
Direction : Michel BelletHans-Michael Trautwein
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Saint-Etienne

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La thèse s'inscrit dans la lignée de l'histoire de la macroéconomie, et plus précisément de l'histoire de la macroéconomie monétaire, à travers l'étude du concept de politique de règle monétaire. La thèse se propose de revisiter le débat " règle vs discrétion" hérite des travaux méthodologiques de H. Simons (1936) tant en théorie qu'en pratique via l'étude des cas français et suédois pendant l'entre-deux guerres. Dans la lignée des travaux de la nouvelle orthodoxie, la thèse démontre que le débat " règle vs discrétion" est une hérésie car toute politique monétaire sous la forme d'une règle monétaire témoigne d'une complémentarité entre l'approche sous forme de règle et un contenu discrétionnaire. A l'image du message de Keynes dans le "tracte sur la réforme monétaire" (1923), l'attitude discrétionnaire s'explique en grande partie par la nécessité pour les banques centrales à l'époque de faire face au conflit entre stabilité interne (lutte contre les mouvements de prix et d'activité) et la stabilité externe (à travers l'ancrage à l'étalon or). En ce sens l'entre-deux guerres marque un tournant puisque l'intérêt pour la stabilité interne semble devenir une priorité pour un bon nombre de nations, notamment la Suède. Par opposition au cas suédois, le cas de la France est étonnant puisqu'à travers l'utilisation de données d'archives nouvelles, la thèse démontre comment la Banque de France a transformé une politique monétaire orthodoxe (celle dictée par l'adhésion au gold standard dès 1928 avec les lois Poincaré) en une politique monétaire activiste au service des besoins de la conjoncture française.