Le chevalier et la mort dans l'historiographie anglo-normande : XIe siècle début du XIIIe siècle
| Auteur / Autrice : | Xavier Storelli |
| Direction : | Martin Aurell |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire médiévale |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Poitiers |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Poitiers. UFR de sciences humaines et arts (1975-....) |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La question du rapport du chevalier à la mort a le plus souvent été abordée sous l'angle de l'héroïsme et de la littérature. L'étude de l'historiographie anglo-normande permet de recentrer l'approche sur les réalités sociales et comportementales, en se demandant si la « mort chevaleresque » a existé et en prenant en compte la mort donnée et reçue. Les récits et les mentions du trépas sont étudiés, mis en parallèle et en contexte autour de cas documentés, selon quatre temporalités : celle du récit, celle du passage pendant la carrière, du passage durant le trépas, enfin de l'au-delà. La « mort chevaleresque » ne fait qu'émerger à la fin de la période mais il existe bien un rapport singulier des milites à la mort. La fin idéale des chevaliers est plus celle de la conversion, de l'association monastique ou de la prise en charge liturgique et sacramentelle que la fin guerrière. En fin de compte, la mort éblouissante de Roland ne risque-t-elle pas de nous aveugler ?